04.01.2010

Comme chaque année on espère une victoire de la France dans la Coupe Davis

coupe davis.jpgComme je l’ai déjà dit plusieurs fois sur ce site, la saison de tennis est beaucoup trop longue, la dernière épreuve (la Coupe Davis) étant à peine achevée que commencent les tournois de la saison suivante. En parlant de la Coupe Davis, j’observe que, comme chaque année, on évoque pour la France une nouvelle victoire avec plusieurs joueurs classés dans les 15 ou 20 premiers mondiaux, sans toutefois avoir un crack capable de figurer parmi les 2 ou 3 meilleurs, ce qui a priori et en toute logique nous interdit de briguer la victoire finale.  Cela étant, la Coupe Davis n’a pas toujours respecté cette logique dans la mesure où les meilleurs joueurs n’ont pas tous joué le jeu de la seule grande épreuve internationale par équipes du tennis. Malgré tout, rares sont les très grands joueurs à ne pas l’avoir remportée.

Mais comment se porte la Coupe Davis aujourd’hui ? Réponse : pour une plus que centenaire elle ne se porte pas si mal, même si elle n’a peut-être plus tout à fait les attraits qu’elle avait dans sa jeunesse ou son âge mûr. Rappelons tout d’abord qu’elle est née en 1900, et qu’elle a été remportée pour la première fois par les Américains Whitman et …Davis (le donateur du saladier d’argent), associé en double à Ward. A ce propos il faut noter, fait remarquable, que la formule avec deux simples le premier jour, le double le lendemain et les deux derniers simples (avec changement d’adversaires) le troisième jour a été conservée jusqu’à nos jours.

En revanche, l’organisation de la compétition a changé plusieurs fois avant d’aboutir à la formule en vigueur aujourd’hui avec huit nations tête de séries, quart de finalistes l’année précédente,  et les autres issues des barrages, cela depuis 1981. Auparavant, depuis  1972, il y avait des zones géographiques  et la finale se jouait entre les deux meilleurs de ces zones. En revanche, jusqu’en 1972, le pays gagnant l’année précédente recevait son challenger qui avait remporté la compétition inter zones. C’était il faut bien le reconnaître un formidable avantage, ce qui explique les longues séries de victoires de pays comme les Etats-Unis, l’Australie, et à un degré moindre la Grande-Bretagne et la France (de 1927 à 1932) avec ses Mousquetaires, Lacoste, Borotra, Cochet et Brugnon.

A noter qu’il a fallu attendre 1974 pour trouver au palmarès un autre pays que les quatre que je viens de citer. Il s’agit de l’Afrique du Sud, mais cette victoire était due essentiellement aux nombreux forfaits de pays ayant refusé de rencontrer les Sud-Africains à cause de la politique d’apartheid, encore en vigueur à cette époque.  Ensuite, le trophée reviendra à des pays comme la Suède (avec Borg en 1975), l’Italie (avec Panatta en 1976) et la Tchécoslovaquie (avec Lendl en 1980). En évoquant ces victoires, cela me fait penser aux reproches que l’on faisait à l’époque à la Coupe Davis, à savoir qu’il suffisait pour remporter l’épreuve  d’avoir dans ses rangs le numéro un mondial en simple, plus un bon joueur de double pour l’épauler.

Ce reproche était peut-être pertinent, mais il faut souligner qu’à cette époque nombre des meilleurs joueurs refusaient de jouer la Coupe Davis. Par exemple, pour ne citer que lui, Jimmy Connors n’a jamais remporté la finale de la Coupe Davis. En fait, la Coupe Davis allait voir son prestige décliner à partir l’ère dite open en 1968. Jusque là, seuls les amateurs avaient le droit de participer, et généralement la Coupe Davis validait le ticket des meilleurs joueurs, après avoir remporté un ou plusieurs tournois du grand chelem, avant de passer professionnels. Parmi ceux-ci on citera les Australiens  Sedgman, Rose, Hoad, Rosewall, Cooper, Fraser, Laver, et les Américains Gonzales, Trabert, Seixas, Olmedo, Mac Kinley.

La Coupe Davis a été aussi l’occasion pour certains pays d’afficher un nationalisme exacerbé, notamment les pays de l’Est européen ou sud-américains. Tous les contemporains de cette époque se rappellent de cette horrible finale en 1972, opposant les Roumains Nastase et Tiriac (ce dernier ne cessant d’haranguer la foule) aux Américains emmenés par Stan Smith lequel, en plus de la victoire en Coupe Davis, recevra le prix du fair-play international de l’UNESCO tellement son attitude contrastait avec celle de ses adversaires. La France elle-même, à l’époque de Noah et Leconte, reçut le pire accueil que l’on puisse attendre dans une épreuve sportive au Paraguay, dont l’équipe était emmené par Victor Pecci qui avait été finaliste à Roland-Garros en 1979.

Cette époque semble révolue de nos jours, comme d’ailleurs une partie des problèmes qui assaillaient la Coupe Davis dans les années 70, 80. De nouveau les meilleurs joueurs participent à la compétition,  Federer pour la Suisse, Nadal pour l’Espagne, Djokovic pour la Serbie, Roddick pour les Etats-Unis, Murray pour la Grande-Bretagne…Et tout cela semble redonner une certaine jeunesse à cette compétition qui, il faut bien le dire, a été pendant très longtemps à la fois magique et prestigieuse. Prestigieuse quand on voit les noms de ceux qui l’ont gagnée, et magique parce qu’en Coupe Davis les joueurs savent parfois se transcender,  et atteindre un niveau jamais égalé en tournoi individuel.

C’est comme cela qu’en 1991, Leconte et Forget ont remporté l’épreuve en battant une équipe américaine de rêve composée de Sampras et Agassi en simple et de la meilleure paire de double de l’époque, Flach –Seguso, championne olympique à Séoul en 1988. C’est comme cela aussi que François Jauffret en 1974 battit Illie Nastase, alors au sommet de sa forme, à Bucarest. Hélas, aujourd’hui, le tennis français ne possède plus ce type de guerrier, ni même un des meilleurs joueurs du monde, ce qui pourrait nous éloigner durablement d’une nouvelle victoire, la dernière remontant  à  2001.

Michel Escatafal

31.12.2009

Fausto Coppi, le meilleur des meilleurs

le meilleur des meilleurs.jpgDans l’histoire du sport il y a quelques figures mythiques et légendaires qui resteront à jamais comme les références absolues de leur discipline. Et bien entendu, plus ce sport est universel et plus grande est la gloire de ceux qui ont contribué à sa légende. Ils ne sont d’ailleurs pas très nombreux…parce qu’on n’arrive pas à leur trouver de défauts dans l’exercice de leur métier, ce qui permet de gommer leur imperfection d’humain. D’ailleurs, pour la postérité, ils sont considérés comme des demi-dieux, sorte d’Heraclès des temps modernes. Pour ma part je ne citerais que Pelé, le footballeur, Ray Sugar Robinson le boxeur, et Fausto Coppi, le champion cycliste surnommé le campionissimo. Certes quelques autres monstres sacrés méritent aussi une place à part (Merckx, Hinault, Fangio, Senna, Blanco, Marciano, Mohammed Ali, Leonard, Owens, Elliot, El Guerrouj, Bekele, Bolt, Phelps, Di Stefano, Laver, Federer, Michael Jordan, Tiger Woods, etc.), mais Pelé, Robinson et Coppi avaient incontestablement une autre dimension.

Bien entendu si je parle une nouvelle fois de Fausto Coppi sur ce site, c’est parce qu’il y aura très exactement 50 ans (le 2 janvier 1960) que l’immense champion italien est décédé à Tortona à l’âge de 40 ans, victime de la malaria après un séjour en Haute-Volta (Burkina Faso aujourd’hui) en compagnie de quelques autres grands champions (Géminiani, Anquetil, Rivière, Anglade, Hassenforder) où il avait pu sacrifier à la chasse, sa grande passion. Oui déjà 50 ans, et même si à l’époque j’avais à peine 13 ans, je m’en souviens comme si c’était hier. Déjà j’étais fou de vélo, entre autres grâce aux exploits de Fausto Coppi, et c’est avec tristesse que j’avais assisté à la lente agonie cycliste du champion qui n’en finissait plus d’achever une carrière extraordinaire, la plus belle à coup sûr de l’histoire à cette époque.

Et pourtant cette carrière tellement brillante, sur la route comme sur la piste, avait été interrompue pendant plus de deux ans (1943 à 1945) en raison de la deuxième guerre mondiale à laquelle il participa comme soldat, ce qui lui valut d’être fait prisonnier et d’attraper une première fois la malaria. En outre cette période où le monde était à feu et à sang avait provoqué, évidemment, l’arrêt des plus grandes compétitions du calendrier (Tour de France, Giro, classiques, championnats du monde).

Quelle serait l’ampleur du palmarès de Coppi sans la guerre ? Personne ne peut le dire avec certitude, mais il est vraisemblable qu’il aurait remporté en plus de tout ce qu'il a gagné au moins trois ou quatre Tours d’Italie, deux ou trois Tours de France, quelques Tours de Suisse, plusieurs grandes classiques et championnats du monde sur route.  Sans doute serait-il tout près d’Eddy Merckx au nombre de grandes courses gagnées, avec toutefois une très grande différence de concurrence. N’oublions pas que la fin des années 40 et le début des années 50 ont regorgé de très grands champions, comme Bartali, Koblet, Kubler, Magni, Bobet et Van Steenbergen, pour ne citer qu’eux. Jamais Merckx n’a eu à affronter une telle pléiade de concurrents hors norme. Il en sera de même pour Hinault quelques années plus tard.

Peut-être est-ce pour cela que, 50 ans plus tard, le mythe Coppi existe toujours, l’amour des fans étant nourri d’une génération à l’autre. Il est vrai que Coppi incarne un modèle absolu, tellement absolu que les coureurs actuels, y compris les plus jeunes, ne prononcent son nom qu’avec infiniment de respect. Peut-être aussi que sa mort subite, absurde, lui a donné un supplément de sacralité, et a contribué à enrichir encore un peu plus une légende où l’épopée et le tragique se côtoyaient, mais où le campionissimo finissait toujours par triompher. Cela avait permis à l’ancien apprenti charcutier de Novi Ligure de découvrir les plaisirs de la vie de star, comme nous dirions aujourd’hui, sans oublier les rencontres avec les grands du monde de son époque : Orson Wells, Maurice Chevalier…et Winston Churchill.

Il fut aussi à sa façon une sorte de précurseur, n’hésitant pas au début des années 50 à afficher son amour pour Julia Occhini, appelée aussi la Dame Blanche, après avoir laissé son épouse légitime, véritable crime dans l’Italie de l’immédiate après-guerre. Mais surtout il l’avait été par son comportement dans le métier de coureur cycliste. Il avait senti l’importance du personnel médical autour de lui, de la diététique avec une alimentation équilibrée, de l’entraînement en montagne, autant de choses banales de nos jours, mais inédites à l’époque.

Enfin, on ne le soulignera jamais assez, c’était un homme généreux au vrai sens du terme, ce qui lui permit de recevoir l’affection et le respect de tous, à commencer par ses pairs, les autres coureurs. Et pourtant dans ses grands jours, beaucoup l’ont maudit tellement il semblait facile là où les autres « finissaient à pied » comme on dit dans le jargon du vélo. Cela dit, sa supériorité était telle parfois que celui qui arrivait second derrière lui considérait cela comme une victoire. Ce fut notamment le cas de Maurice Diot à l’issue de Paris-Roubaix en 1950. Bref, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises dans ce blog, Fausto Coppi a été et restera sans doute pour l’éternité « le meilleur des meilleurs ».

Bonne et heureuse année 2010, avec beaucoup d’exploits sportifs pour nous faire rêver.

Michel Escatafal

26.12.2009

Ils ne réussiront pas à nous gâcher le plaisir...

équipe Astana.jpgEn cette fin d’année, traditionnelle période de fêtes, ceux qui aiment le sport devraient être théoriquement d’humeur joyeuse, à la fois en repensant à ce qui s’est passé au cours des 12 derniers mois, et aux espoirs que l’on formule pour l’année nouvelle. Malheureusement il y a comme on dit « les affaires », et elles touchent invariablement le cyclisme. Avant hier matin par exemple j’ai lu ceci qui m’a laissé sans voix : «  L’étau se resserre autour d'Astana, l'équipe avec laquelle Alberto Contador a remporté le Tour de France 2009 et Lance Armstrong ravi la troisième place pour son retour à la compétition ». Voilà ce qui est écrit dans le journal Le Monde  qui indique en outre que, selon le parquet de Paris, la formation kazakhe avait commis une « infraction pénale »  pendant le dernier Tour. Pourquoi infraction pénale? Parce qu’on aurait découvert dans les poubelles et les chambres d’hôtel d’Astana des kits de perfusion, des seringues et aiguilles de différente taille.

Décidément, à en croire les journaux, les responsables des équipes cyclistes ne sont pas très dégourdis ! Laisser traîner des matériaux aussi sensibles que des seringues ou des kits de perfusions dans les chambres, qui plus est destinés à doper les coureurs, apparaît vraiment comme le comble de la bêtise. C’est tellement stupide que j’ai tout simplement envie de dire que c’est inimaginable. A qui fera-t-on croire pareilles fables? Vraiment notre pays est en train de se ridiculiser tant et plus avec cette nouvelle affaire qui, encore une fois, touche le cyclisme. Pas étonnant que l’on puisse lire çà et là que nous faisons en France dans « l’anti ibérisme » ou l’anti américanisme » primaires, et ce d’autant plus qu’on nous dit dans le même temps que, pour le moment, on n’a pas identifié de produits interdits. Mais qui se préoccupe de la présomption d’innocence dans le vélo ?

Reconnaissons qu’on est quand même moins regardants dans d’autres sports! Au contraire même, on fait sans vergogne la promotion d’un livre où un grand champion de tennis avoue avoir pris des produits interdits, à l’époque où il était en activité…sans que cela ne gêne personne dans les médias ou ailleurs. Je n’ose imaginer l’hallali si Lance Armstrong avait avoué la même chose…parce qu’il appartient au gotha du vélo. Or en France les médias, et quelques cercles de toutes sortes, détestent le vélo sans que d’ailleurs on ne sache pourquoi. A moins que ce ne soit parce que notre pays n’ait plus, depuis la retraite de Laurent Jalabert, un coureur capable de remporter un grand tour, ni même de figurer parmi les vingt premiers mondiaux.

Quelle belle excuse pour certaines instances de se réfugier derrière le dopage pour expliquer pourquoi le pays de Bobet, Anquetil, Rivière, Hinault ou Fignon est incapable de leur trouver un successeur. Il l’est tellement que Sicard, vainqueur la même année du Tour de l’Avenir et du championnat du monde espoirs, n’a pu se révéler que parce qu’il courrait pour une formation espagnole. Voilà où nous en sommes dans le cyclisme français ! Alors je renvoie à leurs chères études ou à leur incompétence ceux qui ne cessent de dénigrer les coureurs étrangers…surtout ceux qui gagnent.

Plus amusante encore, si j’ose dire, est l’attitude de ceux qui parlent du vélo sans le connaître, et chacun sait qu’ils sont nombreux dans les divers forums de nos journaux. Or, pour avoir le droit de parler du vélo, il faut au moins une de ces trois conditions : l’aimer, l’avoir pratiqué en compétition ou être au fait de sa riche histoire. Hélas, tous les gens qui passent leur temps à dénigrer ce magnifique sport populaire ne remplissent aucune de ces conditions. Voilà pourquoi ils sont tellement ridicules quand ils abordent le sujet ! Et puis franchement notre pays, qui rencontre aujourd’hui tellement de difficultés de tous ordres, n’a-t-il pas mieux à faire que fouiller les poubelles des chambres des coureurs du Tour de France pour essayer de « pincer » tel coureur ou telle équipe? Vraiment il y a quelque chose d’indécent que je ne supporte plus dans toutes ces affaires. Quel crime ont donc commis les coureurs cyclistes pour qu’on s’acharne sur eux de cette manière, d’autant qu’ils sont les sportifs les plus contrôlés?

Après tout, pourquoi tant de gens vont voir ces champions sur les routes du Tour de France, du Giro ou de la Vuelta, sinon pour rêver un peu dans un monde où les occasions de le faire deviennent de plus en rares, au point que même dans nos pays développés des centaines de SDF meurent chaque année à la moindre vague de froid. Décidément ce monde est fou…et il est bien dommage que les belles âmes qui dissertent sur le cyclisme ne manifestent pas la même indignation devant les inégalités les plus criantes de notre société. Et sur ce plan force est de reconnaître qu’en France nous sommes les meilleurs, loin, très loin devant les autres. Nous méritons incontestablement la médaille d’or des donneurs de leçon, d’autant que les Français sont paraît-il les plus gros consommateurs de médicaments de la planète. Cela dit ces commentateurs de pacotille ne réussiront pas à gâcher le plaisir que nous éprouvons en voyant en action Contador, Schleck, Evans et autres Armstrong, et je souhaite à tous mes lecteurs de bonnes fêtes.

Michel Escatafal

21.12.2009

Champions 2009

Contador Astana.jpgEdF hand.jpgChaque année à cette période on l’habitude dans les journaux sportifs de désigner le sportif de l’année, et dans  chaque pays on désigne le champion mondial et le champion national. Alors comme tout un chacun je vais y aller de mon résultat, en considérant que le sportif de l’année s’appelle Contador sur le plan mondial, devant Usain Bolt, la skieuse américaine Lindsey Vonn (2 médailles d’or aux championnats du monde), et l’italienne Federica Pellegrini  (médaille d’or sur 200 et 400m nage libre) qui est sans doute la meilleure nageuse actuelle.  Sur le plan français je citerais en premier l’équipe de France de hand-ball masculine, championne du monde, puis l’équipe de France de basket féminine, championne d’Europe, la troisième place revenant à Sébastien Loeb qui a conservé son titre de champion du monde des rallyes, devant l’équipe de France féminine de hand-ball, finaliste du championnat du monde.

Bien entendu je sais bien que ces classements sont très subjectifs, car sur le plan mondial j’aurais pu désigner aussi Roger Federer qui a fait le doublé Roland-Garros-Wimbledon, ce qui lui a permis de rentrer un peu plus dans l’histoire, avec à la clé le record de victoires en grand chelem (15)…que tout le monde pensait inaccessible il y a peu encore. On pourrait aussi me reprocher d’avoir oublié le nageur brésilien César Cielo qui a remporté les titres du 100m et du 50m nage libre aux derniers championnats du monde, et qui s’est emparé aussi du record du monde sur ces deux distances, ou encore le F.C. Barcelone, première équipe à avoir remporté tous les titres possibles la même année.

En ce qui concerne les Français, j’aurais pu sélectionner  également  le nageur Frédéric Bousquet (3 médailles aux championnats du monde) dont j’ai parlé récemment sur ce site, sans oublier le cycliste Grégory  Baugé qui a été cette année champion du monde de vitesse individuelle et par équipes, mais aussi…Thierry Henry.  Ce dernier en effet, outre qu’il a contribué grandement à la qualification de l’équipe de France de football pour la Coupe du monde, a également toute sa part dans la saison éclatante du Barça, ce qui lui a permis d’étoffer son palmarès au point qu’il soit devenu le seul joueur à avoir remporté tous les grands titres au niveau international en club (Ligue des Champions et championnat du monde des clubs),  comme en équipe nationale (Coupe du Monde, Coupe des Confédérations et championnat d’Europe). Bien entendu je ne vais surtout pas tenir compte des querelles stupides qui ont suivi le match contre l’Irlande, et qui ont fait le bonheur des médias, y compris dans notre pays… qui s’est découvert à cette occasion un nombre considérable de gens vertueux. Pauvre France !

Voilà, j’ai dit ce que je pensais de ceux qui seront de toute façon considérés  comme les grands vainqueurs de cette année. J’en connais qui vont me dire que je suis un peu chauvin avec un cycliste, Alberto Contador, au premier rang mondial. Peut-être, mais le cyclisme sur route atteint à présent une telle universalité que son champion absolu peut espérer être désigné comme le champion de tous les champions. En outre, j’ai la sensation que le vélo sur route vient de se découvrir un crack de la lignée des Bartali, Coppi, Anquetil, Merckx et Hinault, considérés comme les superchampions du siècle passé. Il ne faut pas oublier en effet que Contador vient à peine de fêter ses 27 ans, et que son palmarès est déjà considérable, ayant déjà gagné les 3 grands tours dont deux Tours de France, un Giro et une Vuelta.

On me rétorquera aussi qu’Usain Bolt a réalisé, en 2009, le même triplé aux championnats du monde d’athlétisme (100m, 200m, 4X100m) que l’an passé aux Jeux Olympiques. C’est évidemment très fort, et ça l’est tellement que cela relativise presque la portée de cette extraordinaire performance renouvelée d’une année à l’autre. Et puis Bolt apparaît tellement au dessus des autres qu’on se dit qu’il lui manque un rival, même si Tyson Gay pourrait être à l’avenir celui-là. Disons alors que Contador et Bolt méritent l’un et l’autre la palme du meilleur sportif en 2009.

On pourrait aussi me faire remarquer qu’à part Lindsey Vonn, Federica Pellegrini et les équipes de France féminines, je fais la part belle aux hommes dans mes citations. Et bien je n’y peux rien, mais il est difficile par exemple de trouver l’équivalent féminin de Bolt, mis à part l’athlète sud-africaine Semenya (800m), dont on connaît hélas les problèmes, et il n’y a plus dans le tennis féminin de Navratilova, Evert, Sélès ou Graf. Et que dire du tennis français qui est déjà tellement orphelin d’Amélie Mauresmo. Quant au cyclisme féminin, force est de constater que l’on n’a jamais remplacé la sprinteuse Félicia Ballanger au plan national, pas plus que l’éternelle Jeannie Longo…qui n’en finit plus d’essayer de réparer des ans l’irréparable outrage.

Michel Escatafal

15.12.2009

Schumacher le sauveur ?

Schumacher.jpgPauvre Formule 1, si j’ose dire ! Tout ce petit monde, en effet, est suspendu à un accord possible pour 2010 entre Michaël Schumacher et Mercedes…qui vient de racheter l’écurie Brawn. Ainsi, trois ans après son arrêt de la compétition, riche de 7 titres mondiaux (dont 5 pour Ferrari), celui que l’on appelait le « Baron Rouge » quitterait  Ferrari, où son rôle était assez flou aux yeux des fans de la F1, pour rejoindre l’écurie qui  a favorisé sa carrière à ses débuts. Un retour à la case départ en quelque sorte. Reste un dernier obstacle si j’ai bien compris, à savoir le feu vert des médecins, ces derniers l’ayant empêché de revenir à la compétition dès le mois d’août en remplacement de Massa. Pour être tout à fait franc, je pense qu’il a eu beaucoup de chance quand on voit les performances de Kimi Raikkönen depuis l’accident de son coéquipier brésilien.

En parlant du champion du monde finlandais de 2007, je pense là aussi que l’on peut constater à quel point la Formule 1 est malade, car il est absolument impensable qu’un pilote tel que Kimi Raikkönen n’ait pas réussi à se trouver une écurie compétitive pour l’an prochain. Certes ses émoluments sont conséquents, mais d’après ce que j’ai lu ou entendu l’argent était moins une priorité pour lui qu’avoir une voiture compétitive. Les fans, dont je fais partie, ne comprennent pas, car à 30 ans Kimi Raikkönen n’a jamais été aussi fort, et surtout il a démontré sa force dans les pires conditions, Ferrari ayant décidé de faire l’impasse sur la fin de saison 2009.

Alors quelles sont les chances de Schumacher (41 ans) avec Mercedes au championnat du monde l’an prochain, si toutefois il est autorisé à courir. Certes on essaie de  nous dire qu’il est en pleine forme, et que la seule perspective de retrouver Ross Brawn est pour lui une fantastique source de motivation. Nous on veut bien, mais il va avoir un redoutable adversaire en la personne de Rosberg. Le fils de Keke, champion du monde en 1982, est à n’en pas douter aussi rapide que son père, et en plus il semble qu’il soit « meilleur technicien ». En outre ce jeune homme (25 ans) a faim de victoires, puisqu’il n’en a pas remporté une seule, n’ayant jamais disposé d’une machine réellement compétitive depuis ses débuts en F1. Il eut pourtant mérité qu’on lui en octroyât une, celle de Singapour l’an passé, course que l’on qualifiera de la honte !

 En évoquant l’âge de Schumacher, surtout en comparaison avec celui de Rosberg, quels sont dans l’histoire les pilotes qui ont brillé au delà de 40 ans ? En fait, et ce n’est pas très encourageant pour Michaël Schumacher, il faut remonter loin en avant dans le championnat du monde pour trouver trace de pilotes qui ont brillé à 40 ans et plus. J’en citerai 4, à savoir Fagioli, Farina, Fangio et Brabham. Et cela fait bien longtemps qu’un pilote quadragénaire n’a pas été champion du monde, ni même brillé, et de nos jours ce sont plutôt des jeunes gens de 20 ans ou un peu plus, qui ont tendance à bousculer la hiérarchie, par exemple Hamilton, Vettel…et Rosberg.

Revenons donc à ces grands noms du passé qui ont été brillant à un âge canonique à une époque, il faut bien le dire, très différente de celle d’aujourd’hui. De nos jours les pilotes sont formés très différemment, entre le kart et les diverses promotions, alors qu’autrefois tout était beaucoup plus empirique. Cela ne signifie pas pour autant que le pilotage n’avait pas son importance, bien au contraire. D’ailleurs celui que beaucoup considèrent comme le plus grand champion de tous les temps, Fangio, affirmait il y a une trentaine d’années :  « De mon temps, c’était 75% la voiture et le mécanicien, 25% le pilote et la chance. Aujourd’hui c’est 95% la voiture ». L’immense champion argentin exagérait peut-être un peu, mais il y a quand même une part de vrai dans ce qu’il disait. Et aujourd’hui, combien pèse le pilote ?

Puisque je parle de Fangio, disons qu’il a fait toute sa carrière de pilote de F1 à partir de 40 ans. Elle aura été magnifique avec 5 titres mondiaux entre 1951 et 1957 sur Alfa-Roméo, Mercedes, Ferrari et Maserati. Autre pilote à avoir fait carrière à un âge très avancé, Luigi Fagioli qui avait presque 52 ans en 1950, première année du championnat du monde. Il termina 3è du championnat en 1950 derrière Farina et Fangio, tous trois pilotant une Alfa. Il se retira de la compétition l’année suivante, après qu’on lui enjoignit de laisser sa voiture à Fangio au cours du grand prix de France (c’était permis à l’époque). Il ne le supporta pas et quitta définitivement la F1. Farina avait 44 ans quand il devint le premier champion du monde en 1950, après avoir remporté à Silverstone le premier grand prix sur Alfa-Romeo. Il quittera cette écurie en 1952 pour Ferrari  où il fut dépassé par Ascari, comme il le fut en 1951 par Fangio. Enfin, dernier quadragénaire ayant conquis le titre de champion du monde, Jack Brabham réussit à devenir champion du monde en 1966 pour la 3è fois (après 1959 et 1960) et ce, dans sa propre voiture. L’année suivante il termina second derrière Denis Hulme. Plus tard Mario Andretti, sur Lotus, remportera le titre à un âge avancé (38 ans) en 1978, tout comme Mansell en 1992 (Williams) à 39 ans avec à la clé 9 victoires mais, comme pour Andretti, ce sera son chant du cygne. Pas très encourageant pour Schumacher tout cela !

Michel Escatafal

12.12.2009

Il s'appelle Frédéric Bousquet !

bousquet.jpgEncore une fois je vais me  mettre en colère contre les médias français, parce que j’ai entendu à plusieurs reprises parler de la victoire dans le 50 m nage libre des championnats d’Europe de natation en petit bassin de …Monsieur Manaudou. Certes chacun sait bien qu’il s’agit de Frédéric Bousquet, compagnon dans la vie de Laure Manaudou, sans doute la sportive la plus connue dans notre pays. Mais ce n’est pas pour autant une excuse, dans la mesure où Frédéric Bousquet mérite entièrement que l’on ne mentionne que son nom,  et pas celui de sa compagne, fut-elle une grande célébrité.

Ce Catalan bon teint est en effet une incontestable vedette de la natation française, européenne et mondiale. En outre il semble se bonifier avec le temps, et c’est peut-être aussi un des nageurs qui a su le mieux exploiter les combinaisons, et notamment celles entièrement en polyuréthane. En disant cela je ne fais que répéter ce que l’on dit çà et là sur les bords des bassins et dans les journaux spécialisés, car pour ma part je ne suis pas assez compétent pour évoquer le sujet. En revanche pour avoir suivi depuis longtemps les résultats de Frédéric Bousquet, force est de constater que ce dernier se bonifie avec les ans au point d’être sans aucun doute le meilleur nageur français en 2009, et une authentique vedette internationale de ce sport.

Cette amélioration est d’autant plus spectaculaire que jusqu’en 2009, il avait énormément de mal à rééditer les exploits dont il était capable en relais, exercice où il était tout à fait excellent. Et c’est vrai qu’à part un titre de champion d’Europe en petit bassin sur 100m nage libre en 2004, il n’avait jamais obtenu en individuel de résultats probants dans les grandes compétitions. Quand je dis résultats probants, cela veut dire médailles ou titres en championnats planétaires ou continentaux…qu’il accumulait en relais. En revanche l’année 2009 aura été pour lui celle de tous les bonheurs ou presque, avec la victoire au championnat de France sur 50 et 100m libre, devant notamment le champion olympique du 100m Alain Bernard, plus la médaille d’argent sur 50m et la médaille de bronze sur 100m aux championnats du monde en grand bassin. Et pour couronner cette année faste il vient de remporter  haut la main le titre européen en petit  bassin sur sa distance fétiche, le 50 m nage libre. Bref, il ne lui aura manqué qu’une médaille d’or aux championnats du monde pour être pleinement  heureux.

En outre non content d’avoir conquis toutes ces médailles, il a porté le record du monde du 50 m libre en grand bassin à un niveau qui ne sera sans doute jamais égalé dans les années qui viennent…puisqu’à partir du 1er janvier les nageurs n’auront plus droit qu’au bermuda, et donc iront nettement moins vite. Les records, Bousquet les aime bien, car il a aussi détenu à un certain moment le record du monde du 50 m en petit bassin. En outre sa victoire aux championnats de France en grand bassin sur 100m lui avait valu aussi de détenir le record d’Europe de la distance. Bien entendu je n’évoque pas ses records avec ses copains du relais 4X100m libre, notamment le fameux record d’Europe battu aux Jeux Olympiques de Pékin qui permit à l’équipe de France de remporter la médaille d’argent derrière les Américains…avec un parcours extraordinaire de Bousquet.

 

En tout cas, comme il l’a dit lui-même à l’arrivée de son 50 m victorieux avant-hier, maintenant il assume totalement son statut de favori, y compris quand il est « attendu au tournant » pour parler comme lui.  Certains vont dire que c’est l’heureux effet de sa nouvelle vie avec Laure Manaudou, ce dont je doute pour ma part. Certes le fait d’être heureux dans la vie a toujours un effet positif pour un sportif, mais peut-être que tout simplement Frédéric Bousquet a pris conscience sur le tard qu’il pouvait devenir un vrai crack, y compris dans les épreuves individuelles. Après tout il ne serait pas le premier à exploser après l’âge de 25 ans, qui était il y a quelques décennies un âge canonique pour les champions de natation. Un regret quand même c’est que Laure Manaudou n’ait pas attendu d’avoir 25 ans pour arrêter sa carrière. Il est vrai que contrairement à son compagnon, elle avait tout gagné à 20 ans !

Enfin, je voudrais ajouter un argument que j’ai oublié précédemment pour montrer à quel point Bousquet a sa place dans le gotha de la natation française, en précisant qu’il a déjà approché, égalé ou dépassé des sprinters aussi prestigieux qu’Alex Jany, qui détint tous les records mondiaux du 50 au 400m libre, qui fut 4 fois champion d’Europe du 100 et du 400m (en 1947 et 1950), mais qui ne remporta aucune médaille planétaire (olympique), ou encore Alain Gottvallés qui fut champion d’Europe du 100m libre en 1962 et détint le record du monde entre 1964 et 1967 (52s9), mais aussi Michel Rousseau, lui aussi champion d’Europe du 100m nage libre en 1970 et vice-champion du monde en 1973, sans oublier Stephan Caron qui fut lui aussi champion d’Europe du 100m en 1985, puis médaille d’argent des championnats du monde sur 50 m en 1986, et 2 fois médaillé olympique du 100m en 1988 et 1992. Rien que des magnifiques nageurs avec lesquels Bousquet soutient la comparaison ! Alors de grâce, que les journalistes cessent de parler de lui par procuration, car c’est insultant et indigne. D’ailleurs même Laure Manaudou doit être choquée, j’en suis persuadé.

Michel Escatafal

08.12.2009

Amélie et Justine...

justine hénin.jpgamélie mauresmo.jpgL’une est partie puis elle est en train de revenir. L’autre s’en va, et je parierais qu’elle ne reviendra jamais. C’est toute l’histoire de deux des plus grandes championnes du tennis de l’ère moderne, deux jeunes femmes qui ont été numéro un mondiale, deux championnes qui ont remporté plusieurs tournois du grand chelem (7 pour Justine et 2 pour Amélie) , deux tenniswomen qui ont gagné la seule compétition par équipe du tennis féminin. Enfin, l’une et l’autre ont été médaillée olympique, Justine battant Amélie en finale des Jeux d’Athènes. Bref, deux carrières parallèles qui ont beaucoup de points communs. Et puis en étant un peu chauvin, je dirais que ce sont deux francophones assumées dans un monde où l’on ne parle et raisonne qu’en angloaméricain.

Pourtant ces deux femmes sont très différentes à tous points de vue, et on n’a pas besoin de les connaître comme parente ou amie pour s’en apercevoir. Si Justine est une « tueuse » naturelle sur le court, Amélie a eu beaucoup de mal à se faire violence pour le devenir…un peu. Si je dis un peu, c’est parce que je suis persuadé que ses émotions l’ont empêché d’aller plus haut encore, c’est-à-dire de remporter une dizaine de tournois du grand chelem. Si je dis cela c’est en reprenant ce que tous les grands techniciens du tennis, que je ne suis pas, ont affirmé haut et fort. Elle aurait dû gagner beaucoup plus qu’elle n’a gagné tellement elle est douée, et sur ce plan il y a sans doute une vraie (petite) différence entre Justine et Amélie.

Cela dit, alors qu’Amélie se prépare à entreprendre de longues vacances, sans se presser de répondre aux nombreuses sollicitations dont elle fait l’objet, Justine se prépare à sa manière, donc de façon à la fois très professionnelle et intensive à renouer avec la compétition. En fait elle veut être prête pour l’Open d’Australie, avec au fond d’elle-même le secret espoir de réussir le même exploit que sa compatriote Kim Clijsters qui, après presque deux ans de « retraite », a remporté l’US Open. Ensuite si tout va bien, elle essaiera enfin de réaliser son grand chelem à elle en remportant le seul tournoi majeur qui manque à son palmarès, Wimbledon. A ce propos, je rappellerai qu’en 2006 c’est  Amélie qui a privé Justine de la victoire dans ce tournoi, exploit dont on n’a pas suffisamment mesuré l’ampleur à l’époque…l’actualité étant occupée à plein temps dans notre pays par la Coupe du Monde de football.

Mais me direz-vous, et si Amélie décidait dans un an ou deux de faire son retour sur le circuit, comme bien d’autres avant elle l’ont fait, après avoir annoncé leur retrait de la compétition, décision à les en croire définitive ? A vrai dire je n’y crois pas un instant et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord Amélie Mauresmo a plus de 30 ans, ce qui n’est pas un âge canonique pour une joueuse de tennis, mais cela fait quand même plus de 15 ans qu’elle est professionnelle. Ensuite, surtout après l’avoir vue hier soir dans l’émission Stade 2, je pense qu’elle est suffisamment épicurienne pour profiter enfin de la vie qu’elle peut s’offrir, après tous les sacrifices qu’elle dû faire pour devenir l’immense championne qu’elle a été. En outre, compte tenu de son palmarès, de l’aura qui est la sienne auprès des médias et du monde du sport, nous n’avons même pas besoin de lui souhaiter nos vœux de bonne réussite, tellement je suis sûr qu’elle saura faire les bons choix pour sa deuxième vie.

Après tout si nous devions la comparer à quelqu’un dans le tennis français, ce ne pourrait être qu’à Suzanne Lenglen. Pour mémoire cette grande dame domina le tennis mondial entre 1919 et 1926 avec 2 victoires à Roland-Garros en 1925 et 1926, et 6 victoires à Wimbledon entre 1919 et 1925, plus un titre olympique en 1920 à Anvers. Surnommée « la Divine », cette fille de grands bourgeois, avec un père qui décida d’en faire une championne, se caractérisait par un jeu extrêmement complet, avec un service qui valait celui de bien des joueurs. En fait sa seule faiblesse, nous dit-on, était que malgré un jeu athlétique elle était physiquement fragile. Enfin, pour compléter le résumé de la carrière de cette magnifique joueuse, nous dirons qu’elle était très en avance sur son temps, non seulement dans sa manière de jouer, mais aussi parce que 50 ans avant les professionnels du tennis elle avait inauguré la formule du « tête à tête » contre l’Américaine Hélène Wills ( qui lui succéda à la première place mondiale), contre qui elle disputa et remporta le premier « match du siècle », à Cannes en 1926, devant un parterre de têtes couronnées et de célébrités du spectacle.

Bref, S. Lenglen fut une des plus grandes joueuses de tous les temps, qui découvrit le professionnalisme bien avant son institution. Cette comparaison, Amélie Mauresmo la mérite pleinement d’autant que, pour être juste, il faut reconnaître que de nos jours la concurrence est nettement plus féroce que dans les années 20. Aujourd’hui on joue au tennis partout dans le monde, et être simplement dans les 20 ou 25 meilleurs (ou meilleures) est  déjà une belle performance. Justement Amélie Mauresmo finit sa dernière année de compétition à la 21è place, ce qui signifie que si elle a eu une magnifique carrière, elle a su aussi réussir sa sortie. Et puis j’espère qu’elle fera profiter les jeunes joueuses françaises de son immense expérience. Pourquoi pas Amélie Mauresmo capitaine de l’équipe de France de Fed Cup. Après tout ce week-end l’équipe d’Espagne a gagné la Coupe Davis avec comme capitaine Albert Costa, lequel avait remporté l’épreuve comme joueur neuf ans plus tôt.

Michel Escatafal

 

05.12.2009

L’histoire de la Coupe du Monde incite à la prudence !

france 66.jpgLes Français ne changeront jamais, notamment en tant que supporteurs de football. Pourquoi dis-je cela ? Tout simplement parce que du commentateur télé au plus anonyme des amateurs de football, tout le monde s’accorde à dire que la France est déjà en 1/8è de finale, voire même en quart, dans la mesure où nous affronterons le second du groupe B, et que celui-ci ne sera pas l’Angleterre. Bref, l’histoire est écrite d’avance pour le mois de juin 2010. Mais au fait quelles sont les équipes qui vont être opposées aux Bleus dans ce groupe A ? Réponse, l’Afrique du Sud le pays organisateur, l’Uruguay et le Mexique. Compte tenu de leurs derniers résultats, que peuvent espérer ces derniers sinon une élimination sans gloire dès le 1er tour.

Cela dit il y a quand même quelques rabat-joie au milieu de ce concert de prévisions optimistes, à commencer par …le sélectionneur, Raymond Domenech. Certes, compte tenu des résultats obtenus par les Français depuis la fin de la Coupe du Monde 2006, il y a de quoi être circonspect.  Après tout le sélectionneur sait mieux que personne que notre équipe fut loin d’être brillante pendant les éliminatoires, au point de s’être qualifiée à l’issue des prolongations du deuxième match de barrages contre une équipe d’Irlande, ô combien vaillante, mais aussi ô combien ordinaire. Mais il n’y a pas que le sélectionneur à faire preuve de prudence, car les grands anciens, notamment ceux de 1958 et de 1998, manifestent leur inquiétude surtout si notre équipe devait jouer de la même manière que contre la Roumanie ou l’Autriche en poule éliminatoire.

Et puis il y a aussi l’histoire pour nous inciter à la réserve, chose dont on parle peu dans les médias. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il faut se rappeler qu’une fois en Coupe du Monde notre pays a rencontré le pays organisateur, plus le Mexique et l’Uruguay. C’était en 1966. Certes le pays organisateur était l’Angleterre de Banks, Cohen, Bobby Moore, des frères Charlton, mais aussi de Ball, Hunt, Greaves et Peters, ce qui représente évidemment une force de frappe dont est totalement dépourvue l’équipe d’Afrique du Sud. La preuve, l’Angleterre l’emporta en finale contre l’Allemagne (4 à 2), après prolongations, avec un but accordé à Hurst sans que l’on sache jamais s’il était valable ou non, y compris avec les images de la télévision. Cela pour ceux qui réclament à cor et à cri l’arbitrage vidéo !

Quant à nos autres adversaires de l’époque, ils n’avaient évidemment rien de foudres de guerre, l’Uruguay étant loin de ses succès de 1930 et de 1950. Il y avait belle lurette, en 1966, que l’équipe uruguayenne n’avait plus dans ses rangs des joueurs de la classe de Varela, le capitaine de l’équipe qui infligea au Brésil sa plus grande désillusion chez elle à la Coupe du Monde 1950, avec ses coéquipiers Maspoli, Gonzales, Tejera, Gambetta, Andrada, Gigghia, Perez, Miguez, Schiaffino et Moran. Tout juste avait-elle un grand gardien, Mazurkiewiez qui soutenait la comparaison avec celui de 1950, Maspoli, ou encore Rocha au milieu et Sasia en attaque. Cela étant, l’Uruguay battit l’équipe de France 2 buts à 1, après que celle-ci eut ouvert le score grâce à un but sur pénalty d’Hector de Bourgoing. Cette victoire sur l’équipe de France permit à l’Uruguay de se qualifier, mais en ¼ de finale les Uruguayens furent remis à leur place par l’Allemagne, celle-ci l’emportant par 4 buts à 0.

Enfin le Mexique n’était guère plus impressionnant à l’époque qu’aujourd’hui, au point qu’il fut bien heureux de s’en tirer avec un match nul contre l’équipe de France, les deux équipes étant éliminées de la course aux ¼ de finale. Espérons surtout que l’histoire ne se répète pas ! Toutefois,  si le Mexique continue à ne faire peur à personne, il y a quand même une grande différence entre l’équipe de France de 1966 et celle de 2010, avec notamment une qualité individuelle qui n’existait pas à l’époque, du moins à ce niveau. En 1966, les meilleurs joueurs de notre équipe nationale s’appelaient Aubour, le gardien, Djorkaeff (le père de Youri), Artelesa, Budzinski, Bosquier, Herbin, Muller, Simon, De Bourgoing, Combin, et Gondet. Rien que des bons joueurs, mais aucune star internationale.

En revanche l’équipe de 2010 pourra compter sur deux titulaires du Barça (Henry, Abidal), du Real (L. Diarra, Benzema), mais aussi sur Evra l’arrière gauche de Manchester United, Ribéry le meneur de jeu du Bayern, Malouda et Anelkal qui sont incontournables à Chelsea, plus les Bleus d’Arsenal (Gallas, Sagna, Diaby, Clichy, Nasri) ou du F.C. Séville (Escudé et Squillaci), sans compter les joueurs de Bordeaux (A. Diarra et Gourcuff) et de Lyon (Lloris, Toulalan), et je ne parle pas de ceux qui sont oubliés par le sélectionneur, mais qui brillent à la Juventus (Trézéguet), à Villaréal (Pirès) ou même à l’Inter (Viera). Bref, que du beau monde à la disposition de Domenech, au point qu’il n’est pas exagéré de dire que jamais peut-être dans son histoire l’équipe de France n’a autant rassemblé de talents en même temps. Reste à réussir l’amalgame…ce que Domenench n’a jamais réussi à faire jusqu’à présent, car en 2006 l’équipe était totalement dépendante du talent exceptionnel de quelques joueurs dont Zidane, Makele, Thuram, Viera et Henry. Alors, la France championne du monde ? Pourquoi pas !

Michel Escatafal

02.12.2009

Messi oui, mais pourquoi pas Drogba?

messi.jpgD.Drogba.jpgComme chaque année à la même époque le Ballon d’Or a accaparé l’actualité sportive de cette semaine, même si chacun savait depuis…le mois de mai que celui-ci serait attribué à Lionel Messi, le joueur argentin du F.C. Barcelone.  Par parenthèse, contrairement à ce qu’il dit, Messi n’est pas vraiment le premier Argentin à remporter le Ballon d’Or, puisque Di Stefano (en 1957 et 1959) et Sivori (1961) avaient déjà connu cet honneur. Certes à l’époque ils étaient respectivement espagnol et italien, mais précédemment ils étaient de nationalité argentine et étaient internationaux argentins. Il faut aussi ajouter que jusqu’en 1994 ce Ballon d’Or ne concernait que les joueurs européens. Fermons la parenthèse, et revenons à ce que j’évoquais précédemment quand je parlais du résultat connu dès le mois de mai. Si j’ai dit cela, c’est parce que chacun sait que dans une année sans Coupe du Monde ni championnat d’Europe, c’est la Ligue des Champions qui fait la différence. Voilà c’est comme cela et pas autrement !  Et c’est pour cela que je fais partie de ceux qui regrettent que ce Ballon d’Or soit en train de devenir une institution de plus en plus formatée au fur et à mesure de son évolution.

Certes on va me rétorquer que Lionel Messi n’a pas volé son Ballon d’Or, pas plus que Cristiano Ronaldo n’avait volé le sien l’année passée, mais si le Barça avait été éliminé en demi-finale de la Ligue des Champions par Chelsea lui aurait-on attribué cette distinction, d’autant qu’il n’avait pas été du tout déterminant au cours des deux matches contre le club anglais ? Rien n’est moins sûr, du moins je le suppose, auquel le cas le lauréat  n’aurait pu être que Didier Drogba, celui-ci ayant été comme d’habitude énorme au cours de ces deux rencontres dans lesquelles il aurait très bien pu bénéficier d’un ou deux pénaltys sans que personne ne crie au scandale…ce qui l’avait mis très en colère et lui avait valu une lourde suspension.  A propos de Didier Drogba (seulement 9è du classement), l’espère quand même qu’il finira par avoir un jour ce trophée, tellement il est constant au plus haut niveau depuis plusieurs années.

Hélas, comme nous serons en 2010 dans une année de Coupe du Monde, il y a fort à parier que le Ballon d’Or figure dans l’équipe qui gagnera le titre de champion du monde, donc a priori inaccessible pour la sélection ivoirienne, même si pour ma part j’aimerais bien la voir remporter le titre. Bah, que Didier Drogba se console car après tout il n’est pas le premier immense joueur à ne jamais avoir remporté le Ballon d’Or. Par exemple, ni les Hongrois Kocsis, Hidejkuti et surtout Puskas ne l’ont remporté, pas plus que les Suédois Hamrin ou Liedholm, ni l’Italien Sandro Mazzola et  pas davantage Thierry Henry qui, cette année, doit se contenter de la 15è place au classement de ce Ballon d’Or. Au contraire au palmarès on trouve des joueurs comme Florian Albert (1967),  Igor Belanov (1986), Jean-Pierre Papin en 1991,  Mathias Sammer en 1996, Michael Owen en 2001, Pavel Nedved en 2003, et Fabio Cannavaro en 2006, lesquels n’ont jamais figuré sur le podium en dehors de l’année de leur sacre, contrairement à Beckenbauer et Platini (3 fois vainqueur) qui y ont été 5 fois et à Cruyff( lui aussi 3 fois lauréat), Ronaldo, Gerd Muller, Raymond Kopa et Luis Suarez qui ont été dans les trois premiers à 4 reprises .

Pour revenir à Thierry Henry, ce dernier aurait pourtant amplement mérité le Ballon d’Or, en 2000 suite à un championnat d’Europe remarquable, mais aussi en 2003 où il fut battu par Nedved, voire en 2006 où Cannavaro et Buffon le précédèrent. Pauvre Thierry Henry qui aura évidemment  beaucoup de mal à gagner un jour cette distinction qu’il aurait mille fois méritée, ce qui ne grandit pas le jury de ceux qui désignent  le soi-disant meilleur joueur de l’année. Qu’aurait-il fallu que Thierry Henry fasse de plus entre 2000 et 2006 pour décrocher le Ballon d’Or ? Pourtant il accumulait les grandes performances en club et en équipe de France, au point de multiplier les titres de meilleur buteur en championnat d’Angleterre et dans la Coupe des Confédérations ? Et  pour que Didier Drogba succède à Messi, Cristiano Ronaldo ou Kaka, que devra-t-il faire en plus de ce qu’il a réalisé ces dernières années à Marseille et à Chelsea?

Si je parle de Kaka, c’est bien évidemment parce que ce dernier ira sans doute beaucoup plus loin en Coupe du Monde avec son équipe du Brésil que Messi avec l’Argentine, ou C. Ronaldo avec le Portugal.  A propos de Messi et de l’équipe d’Argentine, j’aurais pu ajouter précédemment qu’il a beaucoup plus de difficultés à se mouvoir dans l’équipe sélectionnée par Maradona que dans le collectif si bien huilé du Barça de Guardiola. Et puisque j’évoque le Barça, il se pourrait bien qu’en 2010 ce soit le tour d’Iniesta (4è cette année), autre remarquable joueur du F.C. Barcelone, pour devenir Ballon d’Or dans la mesure où l’Espagne devrait aller très loin en Coupe du Monde, voire même gagner le titre, après avoir  vaincu ses démons en s’emparant l’an passé du titre européen, après 44 ans sans titre majeur hormis les J.O. de 1992. On peut en effet très bien imaginer Iniesta vainqueur de la Ligue des Champions et de la Coupe du Monde, auquel cas il serait idéalement placé pour le trophée de meilleur joueur de l’année. Et si finalement c’était  Thierry Henry, en gagnant d’abord la Ligue des Champions avec le Barça, puis la Coupe du Monde avec l’équipe de France entraînée par Domenech ? J’en connais beaucoup qui seraient surpris…et moi le premier !

Michel Escatafal

 

30.11.2009

La nouvelle vie de Contador

contador alberto.jpgAinsi Alberto Contador a décidé de finir son contrat avec Astana, qui deviendra l’an prochain Samruk-Kazyna, avec une équipe en grande partie renouvelée suite à la scission avec la structure mise en place par Johan Bruyneel depuis 2007. Celui-ci, en effet, a évidemment décidé de suivre Lance Armstrong pour manager sa nouvelle équipe Radio Shak, emmenant avec lui une douzaine de coureurs liés auparavant à Astana. Du coup Alberto Contador va se trouver à la tête d’une équipe sans doute moins forte, moins puissante, mais beaucoup plus homogène que cette année et même que les années précédentes. A-t-il fait le bon choix en restant dans l’équipe kazakhe ? L’avenir seul le dira, mais s’il a choisi de finir son contrat c’est sans doute qu’il a considéré que c’était la meilleure solution pour lui…et ses plus fidèles coéquipiers.

Autre chose, le fait que les patrons d’Astana aient décidé de donner les pleins pouvoirs au Français Yvon Sanquer, dont tout le monde dans le milieu du cyclisme reconnaît le sérieux, avec pour premier directeur sportif Martinelli, lui aussi très considéré parmi ses pairs, a certainement beaucoup contribué à amadouer le clan Contador pour l’année qui arrive…et éventuellement pour plus tard. En tout cas pour Contador il n’y a pas de doute, il aura une bonne équipe parce que celle-ci sera soudée autour de son leader, et complètement motivée pour lui permettre de remporter son 3è Tour de France, seul véritable objectif de l’équipe. D’ailleurs tout est déjà prêt, ou presque, en ce qui concerne les préparatifs de la prochaine saison, y compris le premier rassemblement de la nouvelle équipe du 9 au 17 décembre autour de Pise…que le leader sera obligé d’interrompre parce qu’il doit recevoir le trophée (un de plus) de leader du classement Pro Tour pour l’année 2009.

Cela dit, même si le Tour de France sera l’objectif numéro un, rien n’empêchera l’équipe Samruk-Kazyna de remporter ça et là quelques succès de prestige avec des coureurs comme Vinokourov ou Gasparotto, notamment pendant la campagne des classiques. Quant à Contador, gageons qu’il se chargera de s’offrir quelques belles courses, ne serait-ce que pour le conforter dans ses certitudes au niveau de sa préparation. Cela lui permettra de meubler un palmarès déjà considérable, avant de le voir dans les prochaines années s’attaquer à des défis à sa mesure, par exemple une victoire dans Liège-Bastogne-Liège ou dans la Flèche Wallonne, ou encore le doublé Giro-Tour. Mais comme je l’ai dit dans un précédent billet, il semble évident que le Tour de France restera sa préoccupation principale tant que Lance Armstrong sera dans le peloton…surtout après ce qui s’est passé cette année dans la Grande Boucle.

A propos du Tour de France, même si celui-ci semble taillé pour lui à part quelques kilomètres sur les pavés dans le Nord, Alberto Contador aura incontestablement fort à faire, car lui et son équipe vont avoir à faire face à plusieurs grosses armadas emmenées par un ou plusieurs leaders très forts. Parmi celles-ci on citera Saxo-Bank avec Andy Schleck aidé entre autres par Cancellara, Voigt, Larsson, ou encore Liquigas avec des coureurs comme Basso, Nibali, Pellizzoti et Kreuziger, sans oublier évidemment Radio Shak avec Armstrong entouré de Kloden, Leipheimer ou Popovych, formation à la moyenne d’âge très élevée, mais ô combien expérimentée.

En face chez Samruk-Kazyna, la nouvelle structure Astana, on n’aura pas réussi à compenser la saignée infligée par l’équipe d’Armstrong et Bruyneel (12 coureurs), mais le recrutement, pas encore terminé nous dit-on, a été quand même intéressant avec la signature d’excellents professionnels comme Oscar Pereiro le vainqueur du Tour 2006, de la Fuente un excellent grimpeur, les Italiens Gasparotto et Tiralongo (8è du Tour d’Espagne), sans oublier l’apport d’Alexandre Vinokourov qui a montré depuis son retour à la compétition qu’il n’avait pas perdu ses qualités. En outre Vinokourov est un monument d’expérience, ne reculant devant aucun sacrifice pour atteindre son but. Pour ma part, je suis convaincu qu’il participera au Tour de France 2010, et qu’il sera dans ce cas un atout considérable pour Contador comme capitaine de route.

De plus Contador pourra compter à 100% sur son fidèle Benjamin Noval…que Bruyneel n’a pas voulu sélectionner cette année, mais aussi sur Dani Navarro, Jesus Hernandez. Ainsi dans son équipe pour le Tour 2010, qui comptera à coup sûr Pereiro et de la Fuente, Alberto Contador se sentira comme chez lui avec autour de lui 5 compatriotes. Il ne devrait pas y avoir « les incompréhensions » que l’on a connues en 2009 chez Astana. Toutefois il n’est pas besoin d’être un supporter de Contador pour savoir que le principal rival de Contador dans le prochain Tour de France sera Contador…comme l’a admis Andy Schleck ces derniers jours. Cela signifie que, sauf chute ou maladie, Contador a une telle marge sur ses rivaux qu’il semble imbattable dans un grand tour. En fait il n’y a qu’Armstrong pour croire, ou plutôt pour faire semblant de croire, le contraire, ce qui ne veut pas dire pour cela que Contador ne sera pas contraint à une vigilance de tous les instants sur les routes de France en juillet. Pour prendre un seul exemple dans l’histoire du vélo, rappelons-nous que Charly Gaul archi favori du Tour 1956 alors qu’il venait de gagner le Tour d’Italie, ne gagna pas ce Tour qui revint à Walkowiak, lequel remporta là sa seule victoire significative chez les professionnels.

Michel Escatafal

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