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<title>M.ESCA-SPORT - athletisme</title>
<description>Histoire du sport</description>
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<title>Un voyage à la Jamaïque pour régler nos problèmes...</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/08/24/un-voyage-a-la-jamaique-pour-regler-nos-problemes.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 17:41:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Pour ceux qui aiment l’athlétisme en France et qui de surcroît sont chauvins, c’est un véritable calvaire qu’ils ont dû endurer tout au long des championnats du monde d’athlétisme. En effet les Français, comme je l’avais craint dans un précédent billet, n’ont pas brillé, ou plutôt se sont situés au niveau attendu. Certes nous savons bien que nous n’avons pas la densité en termes &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d’élite de certains pays, mais ce qui est terrible c’est ce sentiment d’impuissance qu’on ressent chez nos athlètes. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;On a toujours l’impression que s’il y a quelque chose d’anormal qui arrive c’est sur les Français que ça tombe. Cela peut-être un faux départ, ou un mauvais couloir, ou des crampes, ou une contracture, bref il y a toujours quelque chose qui empêche nos athlètes d’aller au bout de leurs intentions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Nous sommes en athlétisme à peu près dans la même situation que dans le cyclisme sur route. Tous les autres ont de médailles ou gagnent, et les Français n’y arrivent pas.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; En fait il faut qu’ils soient chez eux pour tirer leur épingle du jeu, ce qui explique nos 9 médailles aux championnats du monde au Stade de France en 2003, et les quelques victoires d’étapes que les routiers français remportent sur le Tour de France. En dehors de nos frontières on dirait que nos athlètes ou nos coureurs ne sont plus les mêmes compétiteurs.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; En tout cas, à Berlin la semaine dernière, si les organisateurs avaient oublié de préparer le CD de la Marseillaise cela n’aurait pas été trop grave, car la France n’a pas décroché le moindre titre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Alors devons-nous désespérer de retrouver un jour une équipe de France d’athlétisme capable de nous valoir plusieurs médailles d’or dans des compétitions planétaires&amp;nbsp;? Peut-être pas, mais chaque fois que la France a connu la réussite dans ces compétitions, c’est presque toujours par hasard. De temps en temps nous sortons un champion et ou une championne exceptionnels, le plus souvent d’ailleurs grâce au flair et à l’opiniâtreté d’un entraîneur qui ne l’est pas moins. C’est du bricolage, certes de génie, mais c’est quand même du bricolage, et les bons résultats tiennent du miracle. Et comme il n’y a pas réellement de relève derrière ces athlètes, si par malheur il y en a un qui déçoit ou qui est blessé c’est naturellement la catastrophe, alors que la Russie par exemple a très bien supporté le zéro à la perche d’Elena Isinbayeva, tout comme Cuba la blessure de Robles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le phénomène est valable aussi pour d’autres pays européens, même si la densité chez eux est souvent plus importante que chez nous. Cependant avec 9 médailles dont 2 en or, l’Allemagne chez elle n’a pas fait mieux que la France en 2003. En revanche la Pologne, avec&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ses 2 titres et 8 médailles en tout, retrouve peu à peu son rang tout en restant très loin de sa belle époque (avant les années 90), comme d’ailleurs la Russie malgré ses 13 médailles dont 4 en or. Cela dit même si les autres, à part la Jamaïque avec ses 7 titres et le Kenya avec 4 médailles d’or, ne sont pas aussi brillants qu’ils pouvaient l’espérer, cela ne nous console pas du fiasco qui a été le nôtre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Et pourtant cela n’empêche pas le nouveau DTN, Ghani Yalouz, d’affirmer presque avec candeur qu’il était satisfait de ce qu’il avait vu…parce que nos athlètes «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;avaient mouillé le maillot&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Désolé mais quand on amène 75 athlètes pour récolter 3 breloques en argent et en bronze, c’est notoirement insuffisant.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le président de la fédération, Bernard Amsalem, est &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;plus réaliste en affirmant «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;que nous ne sommes pas un pays d’athlétisme&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», et que les étoiles du passé (Marie-Jo &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pérec, Christine Arron, Muriel Hurtis, Eunice Barber, Jean Galfione ou Stéphane Diagana etc.) étaient l’arbre qui cachait la forêt. C’est hélas le seul constat que l’on puisse faire, et je suis heureux de lire que le président comme le DTN ont l’intention d’amener à Barcelone l’an prochain, aux championnats d’Europe, une délégation plus élitiste. Enfin&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Malgré tout, je reste quand même sceptique sur les résultats à venir dans le sport olympique n°1, car notre pays manque quand même de beaucoup de choses, tant au niveau des infrastructures&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; que de l’encadrement. Nous n’avons quasiment pas de sport à l’école, et pourtant dans un sport comme l’athlétisme c’est le seul endroit où on peut dénicher les talents. A ce propos c’est au mot près ce qu’a dit, je ne sais plus où, le président &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sénégalais de l’IAAF (fédération internationale d’athlétisme), Diack Lamine, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui a porté les couleurs de la France (saut en longueur) avant la décolonisation. Il sait de quoi il parle&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais le fin du fin c’est la déclaration sur &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;RTL&lt;/i&gt; de la secrétaire d’Etat aux Sports, Yama Rade, qui après s’être réjouie qu’on ait fait mieux à Berlin qu’à Pékin, où n’avions obtenu que 2 médailles, a trouvé la solution à tous nos problèmes puisqu’elle va aller «&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;inaugurer dans quelques semaines un nouveau complexe sportif aux Antilles, pour justement pousser nos athlètes antillais à donner le meilleur d’eux-mêmes, et faire un petit tour en Jamaïque pour comprendre pourquoi ils courent si vite&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». &amp;nbsp;En entendant cela, et devant une telle niaiserie, les bras m’en sont tombés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Comme si en allant se promener au pays d’Usain Bolt, Asafa Powell ou Shelley-Ann Fraser, on allait améliorer les performances de nos sprinters. Que l’on commence déjà par leur offrir des conditions satisfaisantes pour qu’ils puissent s’entraîner, et &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la partie sera déjà bien engagée. Un Christophe Lemaître a quand même réalisé à 19 ans des performances supérieures à celles de Bolt sur 100m au même âge. Manifestement Rama Yade n’avait pas l’air au courant. Triste, très triste&amp;nbsp;! En fait le seul domaine où les Français sont les incontestables champions du monde concerne les éternelles suspicions sur le dopage. Là nous sommes vraiment les meilleurs, comme en témoignent les remarques crétines sur le sujet dans les divers forums des journaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>A propos d'une interview d'Armin Hary...</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/08/21/a-propos-d-une-interview-d-armin-hary.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 22:05:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/00/00/8459956.jpg&quot; alt=&quot;hary.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1937235&quot; /&gt;En lisant &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;As&lt;/i&gt; (quotidien de sport en Espagne) ce matin, j’ai découvert une interview très intéressante d’Armin Hary, le double champion olympique du 100m et du 4X100m&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à Rome en 1960, mais aussi le premier coureur a avoir réussi, la même année, 10s au 100m. C’était à Zurich, et même si j’étais très jeune à l’époque je m’en souviens très bien, comme je me souviens de la finale du 100m des J.O. où Hary avait battu Dave Sime, un très grand sprinter américain, malgré un faux-départ…qu’il n’avait pas commis. Son avis sur Bolt est donc fatalement très intéressant, et à coup sûr pertinent, comme d’ailleurs sur l’évolution de l’athlétisme et du sport.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Armin Hary est venu à Berlin au moment de l’inauguration des championnats du monde, mais seulement précise-t-il pour deux jours, le temps de voir la finale du 100m. Cela dit que fait Armin Hary en ce moment, lui qui a connu quelques difficultés par le passé, une fois sa carrière terminée ? Et bien, répond-il, il s’occupe de la Fondation Armin Hary, AHA-F, qui cherche des jeunes talents et oriente les jeunes gens de 4 à 12 ans défavorisés. Et cette recherche se fait pour tous les sports olympiques. Dans l’interview, Hary fait remarquer que 3 millions d’enfants ne peuvent avoir accès au sport de compétition, faute d’argent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Ensuite, après cette introduction, le journaliste Alejandro Delmas entre dans le vif du sujet, et demande à l’ancienne star du sprint allemand ce qu’il pense des performances et des limites d’Usain Bolt. La réponse fuse en disant tout de suite que ce que fait Bolt à Berlin est tout à fait exceptionnel. Il ajoute aussi que Bolt bénéficie à Berlin de conditions absolument idéales, d’une part sur le plan physique, mais aussi en raison de la qualité de la piste et de la chaleur qui régnait&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; dans la capitale allemande jusqu’à hier soir. Il aurait pu ajouter que Bolt a été obligé de s’employer, au moins sur 100m, en raison de la qualité de la concurrence même si Gay a fini à 13 centièmes. Cependant, la remarque ne vaut pas sur le 200m, puisque le second de cette course a fini à…62 centièmes. Enorme&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Armin Hary ajoute ensuite que, sans vouloir critiquer, il aimerait voir les sprinters d’aujourd’hui sur des pistes en cendrée comme à l’époque où il était en activité. Effectivement cela permettrait de faire des comparaisons plus fines, mais ce n’est pas possible, pas plus qu’il n’est possible de comparer la vitesse atteinte par les coureurs du Tour de France dans un col, selon que celui-ci a été escaladé en 1952 ou en 2009 (revêtement, vélo..).&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Puis il aborde très rapidement les doutes que suscitent, chez certains, des exploits aussi extraordinaires que réaliser 9s58 au 100m ou 19s19 au 200m. En fait il se contente de dire ce que j’ai toujours affirmé personnellement, à savoir que jusqu’à preuve du contraire il n’est permis à personne de douter de ces performances. Hary déclare très exactement&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;S’il n’y a rien contre lui, il n’y a rien&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;On en vient ensuite dans l’entretien aux limites qui peuvent être celles de Bolt. Hary commence par&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; dire qu’honnêtement il ne sait pas d’autant, ajoute-t-il,&amp;nbsp; qu’il ne s'estime pas capable d'avoir d’opinion à ce sujet. Il pense que seuls les médecins ou des spécialistes de la biomécanique peuvent avoir un point de vue, mais eux aussi peuvent se tromper.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Et de nouveau il répète que toutes les conditions étaient&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; réunies, y compris un public «&amp;nbsp;renversant&amp;nbsp;», pour accomplir un grand exploit. Et c’est vrai que si Bolt avait eu en finale du 100m ou du 200m les conditions de ce soir, il n’aurait pas couru aussi vite, et peut-être nous poserions-nous moins de questions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le journaliste évoque également la question de savoir si un homme blanc peut descendre sous les 10s au 100m.&amp;nbsp;Armin Hary répond oui, évidemment. De toute façon il est bien placé pour répondre à la question parce que, comme il le dit lui-même, il était déjà considéré comme un cas exceptionnel. Au passage j’en profite pour répéter que le podium des Jeux Olympiques de 1960 était entièrement blanc, et que 12 ans plus tard, aux J.O. de Munich, l’Ukrainien (Soviétique)&amp;nbsp;Borzov avait remporté le 100 et le 200m. Cela prouve&amp;nbsp;que le fait d’être blanc, noir, jaune ou métis n’a strictement rien à voir avec telle ou telle performance. J’espère que Lemaître, (futur Hary&amp;nbsp;français?) le démontrera dans l’avenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Une autre question fut posée à Hary sur Jesse Owens, le quadruple champion olympique (100,200, 4X100m et longueur) aux J.O. de Berlin en 1936. Il en profita pour dire que les J.O. de Rome furent vraiment «&amp;nbsp;ses Jeux&amp;nbsp;» car, en plus de ses résultats,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; il connut Owens, qui l’a toujours encouragé. Ce dernier est à ses yeux le meilleur athlète de tous les temps, à la fois pour ses 4 médailles d’or, mais aussi pour l’influence qu’il eut en son temps. Il en profite aussi pour constater qu’aujourd’hui la vie des champions est très différente de celle de l’époque d’Owens, et de la sienne, avec surtout &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’influence de la presse de nos jours. Ce n’est pas le seul changement qui touche le sport et les sportifs de haut niveau,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; car pour lui la camaraderie n’existe plus guère dans le sport, chacun ne s’occupant que de lui-même. Ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde, mais les enjeux sont devenus tellement considérables que cette évolution était inéluctable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; margin: 0cm 10.5pt 3.75pt; line-height: normal; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Quelques réflexions avant les championnats du monde d'athlétisme...</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/08/15/quelques-reflexions-avant-les-championnats-du-monde-d-athlet.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 10:55:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/00/00/94056988.jpg&quot; alt=&quot;quénéhervé.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1926220&quot; /&gt;Les championnats du monde d’athlétisme vont commencer aujourd’hui, et si le spectacle s’annonce somptueux, comme d’habitude, il va être encore douloureux pour les Français dans la mesure où le nombre de médailles que nous allons récolter va être faible…comme d’habitude. Certes en 2003 et en 2005 on en avait obtenu &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;un nombre intéressant (pour nous) avec respectivement 9 et 7 breloques, mais dès 2007 (2 médailles d'argent pour le marcheur Diniz et le perchiste Mesnil)&amp;nbsp;nous étions revenus à notre niveau habituel. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Alors qu’en sera-t-il cette année&amp;nbsp;? Et bien au mieux nous en obtiendrons 5 (Lavillenie, Mesnil, Diniz, Tahri et Baala, plus peut-être Mekhissi s’il est rétabli de ses problèmes de publagie), ce qui déjà ne sera pas si mal, du moins si l’on ne tient pas compte du fait que notre délégation dépassera les 70 athlètes. Quand&amp;nbsp;&amp;nbsp;la FFA comprendra-t-elle qu’il ne sert à rien d’emmener autant de monde pour un nombre famélique de médailles&amp;nbsp;? J’observe à ce propos que nous avons obtenu nos meilleurs résultats en natation dans les compétitions planétaires quand nous avions des critères à la fois stricts et très sévères.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Parmi les noms que j’ai cités il y en a deux que je mettrais au dessus des autres, à savoir Lavillenie et Baala. Lavillenie parce qu’il est en pleine ascension, qu’il n’a semble-t-il peur de rien, et qu’il me fait penser aux patineurs russes en artistique qui ne tombaient jamais en grande compétition. Avec Lavillenie on a l’impression que, quoiqu’il arrive, il va sauter haut, même si on me fera remarquer qu’aux championnats de France il a manqué son concours. Raison de plus pour penser que cela l’aura rendu plus fort et plus méfiant. Quant à Baala, je suis persuadé que son principal adversaire c’est lui-même. Quand va-t-il rééditer sa performance aux championnats du monde 2003 derrière l’immense champion qu’était El Guerrouj&amp;nbsp;? Cela dit sa médaille de bronze aux J.O. de Pékin, acquise sur le tapis vert, va lui donner encore plus de cœur à l’ouvrage, et quelque chose me dit que cette année c’est la bonne, même s’il devra se méfier du futur champion olympique (suite au déclassement pour dopage de Ramzi), Kiprop, qui dispose à peu près des mêmes atouts. Toutefois ce Kiprop devra gérer la pression du favori, ce qu’il n’était pas à Pékin, car tous les regards étaient tournés vers Ramzi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;A propos de médailles réattribuées, on va donner celles acquises par Marion Jones aux Jeux de Sydney en 2000 aux concurrentes immédiatement classées derrière elle. Cela vaut aussi pour le relais, ce qui va permettre à Christine Arron et Muriel Hurtis de compléter leur collection avec une médaille de bronze supplémentaire au relais 4X100m. A force de déclassements des concurrentes dans diverses compétitions, elles vont finir par avoir un magnifique palmarès&amp;nbsp;! Elles ne sont pas les seules car il y en a une autre, Ekaterina Thanou, qui va se retrouver championne olympique, ce qui est un peu gros dans la mesure où elle fut elle-même reconnue coupable de dopage et bannie en 2004, juste avant les Jeux Olympiques d’Athènes. Là on touche aux problèmes posés par la lutte contre le dopage dans la mesure où on ne veut pas laisser le titre vacant, mais aussi parce qu’on risque de l’attribuer à quelqu’un qui a eu recours dans sa carrière au dopage. Pas simple tout cela, sauf que le CIO pouvait décréter qu’exceptionnellement on n’attribuait pas de médaille d’or pour le 100m à Sydney, compte tenu des circonstances. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…et injuste&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Puisque je parle du 100m, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il semble bien que ce sera l’épreuve reine de ces championnats à tous points de vue, avec l’affrontement de deux supers sprinters chez les hommes, Usain Bolt et Tyson Gay. Le champion olympique (2008) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;du 100, 200 et 4X100m contre le champion du monde (2007) des mêmes épreuves. S’il y a un peu de suspens, même si les techniciens pensent que Bolt est le plus fort, il y a au moins une certitude, à savoir que sauf accident les médailles d’or et d’argent sont déjà attribuées. Ensuite c’est la bouteille à l’encre, et je ne désespère pas de voir enfin un sprinter français en finale, Christophe Lemaître, dont j’ai parlé récemment sur ce site. Sa marge de progression est&amp;nbsp;énorme, et derrière les deux cracks personne ne se détache pour les places en finales et la médaille de bronze.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Et si Lemaître refaisait &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’exploit de Gilles Quénéhervé aux championnats du monde à Rome en 1987 sur 200m&amp;nbsp;? A cette époque Quénéhervé avait 21 ans, et était arrivé avec un meilleur temps, qu’il venait de battre en Italie, de 20s34, ce qui paraissait très insuffisant pour décrocher une médaille.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Mais dès le début des championnats, en séries, Quénéhervé réalise facilement 20s59. Puis il gagne son quart de finale en 20s48, et récidive en demi-finale en battant son record de France en 20s31. Et en finale il pulvérisera son record en réalisant 20s16, exactement le même temps (à 6 millièmes près) que le vainqueur, Calvin Smith. En une seule compétition et 4 courses, il avait abaissé son meilleur temps de 18 centièmes.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Si Lemaître parvient à abaisser son meilleur temps de seulement la moitié, cela l’amènera à 9s95. A ce niveau tous les espoirs sont permis derrière les fusées Bolt et Gay. J’en ai déjà l’eau à la bouche&amp;nbsp;! Et de ce pas je vais regarder les épreuves à la télévision.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Lemaitre : un grand espoir du sprint...</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2009 12:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/01/00/569427730.jpg&quot; alt=&quot;lemaitre.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1910687&quot; /&gt;Aujourd’hui dans son site web &lt;em&gt;l’Equipe&lt;/em&gt; titre&amp;nbsp;: &quot;Et si Lemaitre…&quot;.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Jusque là pourquoi pas, dans la mesure où je m’attendais à ce que le grand quotidien de sport dise que ce jeune homme, tout juste 19 ans, allait franchir la barrière des 10s au 100m. Certes ce n’est pas une performance extraordinaire de nos jours que réaliser 10s au 100m, puisqu’il serait le 70è à la réaliser. Même Pognon, autre sprinter français l’a fait, puisque le record de France est 9s99. Cela dit, réaliser 10s04 au 100m à 19 ans, en étant un véritable gringalet de 74 kg pour 1,89m, devient beaucoup plus intéressant parce qu’ils sont très peu nombreux à l’avoir fait. A son âge Carl Lewis, Asafa Powell et Tyson Gay ne courraient pas aussi vite que lui, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il fera la même carrière qu’eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;On a connu en effet beaucoup d’espoirs français qui ont été très brillants en juniors, et qui n’ont pas confirmé par la suite. Malgré tout, aux yeux de tous les observateurs éclairés, il semble que la France tienne enfin son grand sprinter de niveau mondial, c’est-à-dire un coureur de 100m capable d’avoir une médaille aux Jeux Olympiques. Je ne dis pas aux championnats du monde parce que la performance est déjà plus banale, puisque ceux-ci ont lieu tous les deux ans. Un coureur aussi, capable de réaliser régulièrement des temps proches du record du monde. Bref un sprinter comme nous n’en avons plus &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;depuis…Roger Bambuck en 1968.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais dans &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;l’article de &lt;em&gt;l’Equipe&lt;/em&gt;, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;on souligne aussi que Christophe Lemaitre...est de race blanche. Comme si la couleur de la peau avait quelque chose à voir avec la performance d’un sprinter, ce que confirme &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Jeremy Wariner, le champion olympique du 400m en 2004, et meilleur performeur actuellement en activité sur la distance. Une fois encore il faut dire et redire que le fait d’être blanc, noir ou jaune, n’a strictement rien à voir avec la vélocité naturelle d’un athlète, de même que la couleur de la peau n’a rien à voir avec le fait d’être un grand miler,&amp;nbsp;un grand coureur de fond, un grand lanceur ou un grand sauteur. Je crois beaucoup plus qu’il s’agit tout simplement d’une question de talent bien sûr, mais aussi de goût et de mode. En effet je suis persuadé que si Lemaitre devient le grand sprinter qu’il peut envisager d’être, il fera des émules dans notre pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Comme le dit J. Piasenta, l’ancien entraîneur de Marie-Jo Pérec, Christine Arron ou Muriel Hurtis, &quot;pour la course il faut avoir faim&quot; et donc s’entraîner très dur. Sans travail on n’y arrive pas, comme l’a prouvé une certaine Laure Manaudou en natation, qui n’a plus eu aucun résultat à partir du moment où elle a quitté Philippe Lucas, celui-ci lui imposant un entraînement et une discipline qu’elle ne pouvait plus supporter. C’est pareil évidemment pour l’athlétisme, d’autant qu’il y a en plus les risques de blessure qui obligent à faire encore plus attention à son corps. La preuve, depuis son année faste en 2005 où il avait été double champion du monde du 110 haies et du 4X100m, Ladji &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Doucouré n’a plus rien fait à la mesure de son talent en raison de nombreux pépins de santé. Et pourtant tout le monde semble dire qu’il se prépare très sérieusement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais revenons aux purs sprinters pour bien montrer qu’on peut être un &quot;très grand&quot; quelle que soit sa couleur de peau. Prenons quelques exemples dans l’histoire de l’athlétisme depuis une cinquantaine d’années, avec des athlètes comme Bobby Morrow que l'on a surnommé &quot;la flèche blonde du Texas&quot;, Dave Sime et sa foulée de géant, Armin Hary qui était un extraordinaire partant, Livio Berruti qui pour les Italiens était &quot;l'ange du sprint&quot;, Valéry Borzov ce merveilleux technicien, et Pietro Mennea à la vitesse de jambes stupéfiante, qui ont tous à des titres divers marqué l’histoire du 100 et du 200m. Bobby Morrow a régné presque sans partage sur le sprint mondial entre 1955 et 1958. Je dis presque parce que le seul athlète qui ait pu le battre à plusieurs reprises s’appelle Dave Sime, magnifique &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;sprinter de la même taille que Christophe Lemaitre (1m90). Est-ce un signe&amp;nbsp;? En tout cas, dans cette période, les deux meilleurs sprinters de la planète étaient tous deux blancs et américains. Bobby Morrow remportera le 100, le 200 et le 4X100m aux J.O. de Melbourne en 1956, bénéficiant&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; au passage de la blessure de Dave Sime avant les sélections américaines auxquelles il n’a pas pu prendre part.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Sime se rattrapera partiellement en 1960 à Rome sur 100m, où il sera battu sur le fil par Armin Hary, l’Allemand, qui venait de battre le record du monde en 10 s (temps manuel). Le podium sera d’ailleurs entièrement blanc, puisque l’Anglais Radford a terminé à la 3è place. Et sur 200m c’est un Italien, Berruti, qui l’emportera chez lui devant Carney et &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Abdou Seye qui courait encore sous les couleurs de la France.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Ensuite en 1972 ce sera le règne du Soviétique (Ukrainien)Valéri Borzov, qui fera le doublé 100 et 200m aux J.O. de Munich, puis sur 200m celui de l’Italien Pietro Mennea qui&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; avec 19s72 battra le record du monde de Tommy Smith (19s83 en 1968), et sera champion olympique à Moscou en 1980. Voilà, si besoin en était, la preuve qu’il ne faut pas parler de couleur de la peau pour évoquer le sprint, l’athlétisme et le sport.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Deux médailles sur 3000 m steeple à Berlin ?</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/07/04/deux-medailles-sur-3000-m-steeple-a-berlin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Sat, 04 Jul 2009 11:06:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/01/00/992835888.jpg&quot; alt=&quot;tahri.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1858502&quot; /&gt;Aujourd’hui je voudrais parler de quelques athlètes qui sont loin de faire la une des journaux sportifs, et qui pourtant méritent toute notre considération : les coureurs de 3000 m steeple. C’est une spécialité moins prestigieuse sans doute que le 100m ou le 1500m, mais elle reste une très belle course, ne serait-ce qu’en raison des obstacles à franchir qui la rendent passionnante jusqu’à la ligne d’arrivée. En plus elle a valu à notre athlétisme national quelques unes de ses plus belles joies. Déjà hier soir, puisque Bob Tahri a battu le record d’Europe en réalisant une performance de tout premier plan en 8mn2s19, améliorant le record du Néerlandais Vroemen qui datait de 4 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est la juste récompense pour un athlète de 30 ans qui a, hélas, l’habitude des 4 ou 5è places dans les grands championnats, alors qu’il mérite beaucoup mieux que sa seule médaille de bronze obtenue aux championnats d’Europe 2006. En outre Bob Tahri est un tahlète professionnel qui n’hésite pas à aller s’entraîner avec les Kenyans sur les hauts plateaux pour améliorer encore davantage son endurance. Enfin c’est un coureur qui mérite vraiment notre admiration parce qu’il est toujours disponible pour l’Equipe de France, ce qui n’est pas forcément le cas des autres vedettes de l’athlétisme national. Et puis qui sait si cette «&amp;nbsp; perf' qu’il devait faire au moins une fois&amp;nbsp;», pour parler comme son entraîneur J.M. Dirringer, ne va pas être le détonateur pour qu’il décroche enfin aux prochains championnats du monde cette médaille planétaire qui le fuit depuis si longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il lui faut d’ailleurs se dépêcher à la conquérir, car notre athlétisme national s’est découvert l’an passé un excellent coureur de steeple avec Mahiedine Mekhissi-Benabbad, 24 ans, qui a remporté à la surprise générale l’an passé la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Pékin. C’est un athlète qui a toutes les qualités pour faire une grande carrière, comme il l’a encore démontré la semaine dernière en dominant au meeting de Villeneuve d’Asq sur 1500m Bob Tahri lui-même. Les Kényans en tout cas commencent à avoir peur de lui, et ils n’ont pas tort car le jeune homme a l’air vraiment doué. Alors un podium avec deux Français au championnat du monde à Berlin dans quelques semaines&amp;nbsp;? Pourquoi pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Après avoir parlé de Tahri et Mekhissi, je voudrais aussi ne pas oublier Jospeh Mahmoud qui fut sans doute à ce jour le meilleur coureur français sur le 3000m steeple. Lui aussi ne faisait pas beaucoup la une des journaux, mais il fut à la fois en 1984 médaillé d’argent aux Jeux olympiques et recordman d’Europe (8mn 07s 62), record qu'il détint&amp;nbsp;pendant 18 ans (jusqu’en 2002). Et puis en remontant un peu plus loin, il faut aussi se rappeler de Jean-Paul Villain, le Dieppois, qui fut champion d’Europe en 1971 et qui fut meilleur performeur mondial en 1970. S’il y avait eu des championnats du monde comme de nos jours ( les premiers eurent lieu en 1983), nul doute qu’il aurait pu ambitionner le titre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Parmi les étrangers j’ai le souvenir de 3 grands champions qui m’ont impressionné alors que j’étais très jeune, et que je commençais à m’intéresser au sport en général et à l’athlétisme en particulier. Le premier d’entre eux était un Polonais, du nom de Chromik. Il avait été, je m’en souviens très bien, champion d’Europe du 3000m steeple en 1958 à Stockholm,&amp;nbsp;premiers championnats pour lesquels je m’étais passionné, même si les Français n’y avaient pas été très brillants avec une seule médaille de bronze obtenue par Delecour sur 200m. Cela dit comme j’ai toujours été un fan du sprint, y compris&amp;nbsp;en tant que pratiquant (50m, puis 60m, et 80m), j’étais heureux quand même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pour revenir au 3000 m steeple, le second champion qui m’a impressionné est un autre Polonais, du nom de Krzyszkowiak. Ce dernier a commencé par être double champion d’Europe du 5000 et du 10000 m en 1958, avant de battre le record du monde et de gagner la&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; médaille d’or du 3000 m steeple en 1960 à Rome aux Jeux Olympiques, où là aussi nous n’avions obtenu qu’une médaille de bronze sur 200m avec Abdou Seye. Enfin comment ne pas parler de Gaston Roelants qui a été longtemps le roi des Belges en athlétisme, au point d’être anobli et de devenir baron. Il a été recordman du monde, champion d’Europe et champion olympique du 3000 m steeple à Tokyo en 1964, qui rappelle aux Français un si mauvais souvenir avec la défaite de Jazy sur 5000m. En outre Roelants était un coureur hors norme car en plus d’être un remarquable crossman, il fut aussi recordman du monde des 20 km et de l’heure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Voilà quelques noms qui me viennent à l’esprit à une époque où les meilleurs coureurs sur les distances allant du 1500m au 10000m et de steeple étaient quasiment tous européens. Avec l’arrivée des Kenyans au plus haut niveau, à partir de 1965 (Keino), une révolution va s’opérer dans l’athlétisme au point que le 3000 m steeple soit devenu une spécialité kenyane. En effet depuis 1968 et la victoire de Biwott, les Kenyans ont raflé 8 médailles d’or et 18 médailles en tout aux J.O., s’offrant même à 6 reprises un doublé et réalisant le triplé en 2004 et en 1992. Rien qu’à cette évocation on mesure l’exploit de Mekhissi l’an passé à Pékin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>La perche française peut rêver de nouveau</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/06/22/la-perche-francaise-peut-rever-de-nouveau.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 18:54:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/02/01/1751523915.jpg&quot; alt=&quot;lavillénie.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1837075&quot; /&gt;De quoi pourrions-nous parler aujourd’hui, tant les sujets d'actualité sont nombreux&amp;nbsp;? De l’affaire de la présidence de l’OM avec ses multiples rebondissements ubuesques qui, en attendant, ont empêché jusque là le club de recruter&amp;nbsp;? C’est un sujet qu’il sera intéressant d’évoquer quand tout cela sera fini. Des combinaisons homologuées ou non sans que personne n’y comprenne rien&amp;nbsp;? Là aussi, il faut attendre la suite, et notamment voir comment les nageurs vont utiliser leurs équipements sachant que certains sont payés, parfois très chers, pour porter un type de combinaison et pas un autre. Je crois donc qu’il est plus intéressant d'évoquer les 6m01 réussis à la perche par le jeune Français,&amp;nbsp;champion d’Europe en salle, Renaud Lavillénie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Cette magnifique performance autorise bien des espoirs et nous rappelle en même temps&amp;nbsp;de bons souvenirs, la perche étant une spécialité bien française qui nous a rapporté beaucoup de médailles au cours des dernières décennies. Déjà nous avons eu deux champions olympiques, avec Quinon en 1984 et Galfione en 1996. Peu de spécialités dans l’athlétisme français ont été aussi prolifiques en médailles olympiques, d’autant que Vigneron a aussi gagné la médaille de bronze en 1984 aux Jeux Olympiques. Beaucoup d’autres suivront depuis cette époque que ce soit aux championnats d’Europe ou aux championnats du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;A cela s’ajoute les records du monde battus au début des années 80, c’est-à-dire entre 1980 et 1984. Ce fut Vigneron qui battit ce record du monde le premier, justement le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juin 1980 à Colombes lors des championnats interclubs. Il passa ce jour-là 5,75m et redonna à la France le record du monde du saut à la perche qu’elle n’avait plus détenu...depuis 1905. A l’époque&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; c’était Fernand Gonder, qui avait pour surnom «&amp;nbsp;le casse-cou&amp;nbsp;», qui avait sauté d’abord&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; 3,69 m en 1904 …avec une perche en bambou et l’année suivante 3,74 m. Peu après l’exploit de Vigneron, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Philippe Houvion portera ce record à 5,77m.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Philippe Houvion était le fils de son père, excellent perchiste des années 60 et entraîneur notamment de Jean Galfione, qui avait été le pionnier de la perche en fibre de verre ce qui lui permit de franchir 4,87 m en 1963, alors qu’il plafonnait à 4,40m deux ans plus tôt avec la perche en métal. Cette révolution, qui permettait de pulvériser les records presque à chaque meeting, ressemble un peu&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à celle que l’on connaît aujourd’hui avec les combinaisons en polyuréthane de la natation. Le record du monde va en effet passer entre 1961 et 1994 de 4,83m (Georges Davis) à 6,14m (Bubka) soit une différence de 1,31m, alors qu’entre 1898 et 1960 on est passé de 3,61m (Clapp) à 4,82m (Gutowski) soit 1,11m de plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Pour revenir aux Français recordmen du monde, il y eut de nouveau Vigneron en 1981 avec 5,80m, puis &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en 1983 Quinon qui l’amènera en août à 5,82m, puis encore &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Vigneron qui passera 5,83m en fin de saison. Ensuite en 1984 commencera le règne du plus grand perchiste de tous les temps, du moins avec la fibre de verre, l’Ukrainien ex- Soviétique Bubka. Il battra son premier record du monde en mai 1984 avec 5,85m et l’améliorera sans discontinuer jusqu’en 1994 avec 6,14m à Sestrières. Il franchira même 6,15m en salle en 1993. Cela dit, il y a quand même un sauteur qui a réussi à prendre le record du monde à Bubka pendant son règne, Thierry Vigneron encore lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Oh certes, il ne redevint recordman du monde qu’une dizaine de minutes le 31 août 1984 à Rome, mais c’est quand même à signaler. En fait, si Vigneron reprit le record du monde c’est parce qu’il tenta et passa &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;5,91m à son second essai, soit un centimètre de mieux que le record mondial de Bubka, alors que ce dernier a préféré garder ses deux derniers essais pour tenter 5,94m, hauteur qu’il franchit à sa première tentative. Plus personne à l’avenir ne réussira à s’élever aussi haut que Sergueï Bubka qui aura battu en tout 35 fois le record du monde entre la salle et le plein air. Aujourd’hui encore le meilleur saut derrière Bubka se situe à 6,05m.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;C’est dire la portée de l’exploit de Renaud Lavillénie,&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec ses 6,01 m réussis hier, qui pourrait bien devenir le nouveau roi de la spécialité car il n’a pas encore 23 ans. En plus il semble n’avoir peur de rien comme en témoigne les 6,10m qu’il a tentés après son exploit. Il avait déjà montré auparavant qu’il avait les nerfs solides puisqu’il avait remporté cet hiver le championnat d’Europe en salle. Bref, Renaud Lavillénie a tout pour être un futur très grand champion. En tout cas son prédécesseur comme recordman de France, mais aussi ancien champion olympique et champion du monde en salle avec 6m, Jean Galfione, croit beaucoup en lui. On peut donc espérer que, dès cette année aux championnats du monde, Lavillénie nous amène une belle médaille, pourquoi pas en or. En tout cas avec lui et Romain Mesnil (vice champion du monde et d’Europe), la perche française a renoué avec ses rêves de grandeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Un record parmi les records du 20è siècle...</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/06/10/un-record-parmi-les-records-du-siecle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 15:19:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/02/01/1147120692.jpg&quot; alt=&quot;heike dreschler.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1808344&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/00/00/2096043291.jpg&quot; alt=&quot;Powell.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1808345&quot; /&gt;Evidemment le dernier week-end de sport a été monopolisé par la finale de Roland-Garros, et d’autant plus que celle-ci est entrée dans la grande histoire du sport. Cela dit il y a eu d’autres évènements qui eux aussi ont marqué cette fin de semaine sportive, à commencer par la 6è victoire en 7 courses de Button au championnat du monde de F1, et du remarquable saut en longueur de l’Américain Dwight Phillips qui a réalisé 8,74m avec un fort vent contraire (-1,2m). Cela signifie qu’avec le même vent de dos, il pouvait faire un peu plus de 8,80m. En tout cas avec ce saut il figure parmi les 7 meilleurs performeurs de tous les temps, ce qui signifie que cet été il pourrait battre le record du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Ce record a d’ailleurs besoin d’être rajeuni car sur les 7 sauteurs qui ont réussi 8,74m et plus, il y en a 6 qui ont réussi leurs performances entre 1968 et 1991. La longueur est un concours qui est loin d’évoluer aussi vite que certaines courses ou d’autres concours. Pour mémoire on rappellera, hélas, que le record de France &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;se situe très en deçà de la performance que vient de réaliser Phillips (8,30m depuis 1998). Cependant un Français a fait beaucoup mieux que cette marque en 1997 avec un saut de 8,46m, mais à cette époque Cheikh Touré était encore sénégalais ce qui explique que ce saut soit le record d’Afrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;La caractéristique du saut en longueur, et ce n’est pas d’aujourd’hui, est de voir le record du monde ou les records continentaux battus rarement. Par exemple Jesse Owens fut recordman du monde pendant&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; 25 ans à partir de 1935 (8,13m), puis plus tard Bob Beamon le sera de 1968 à 1991, son fameux saut de 8,90m aux J.O. de&amp;nbsp;Mexico (avec 2m de vent favorable) ayant tenu 23 ans. Quant à l'actuel&amp;nbsp;record du monde, il est la propriété de&amp;nbsp;Mike Powell (8,95m) depuis le 30 août 1991, même si ce record a été battu par Pedroso en 1995 à Sestrières (2000m d’altitude) avec 8,96m, mais il n’a pas pu être homologué faute d’avoir pu mesurer correctement&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; le vent. Pour l'anecdote, en France le vieux record de Robert Paul qui datait de 1935 (7,70m) a tenu 25 ans avant d’être battu par Christian Collardot en 1960.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Le saut en longueur &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;masculin a une autre spécificité, à savoir qu’il est dominé par les Américains. Parmi les sauteurs à 8,70m et plus il y a 6 américains et seulement 3 «&amp;nbsp;étrangers&amp;nbsp;». Ces étrangers on peut les citer puisqu’il y a le recordman d’Europe, l'ex Soviétique (Arménien) Robert Emmian avec 8,86m qui vit aujourd'hui en France, puis Pedroso le Cubain dont j’ai parlé auparavant et le champion olympique panaméen Saladino (8,73m).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Chez les femmes le record du monde date de 1988 avec 7,52m par la Soviétique Chistyakova, performance qui restera sans doute encore longtemps inégalée. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’est la seule fois qu’une femme a sauté plus de 7,50m en dehors d’un saut de Heike Dreschler mesuré à 7,63 m à Sestrières… avec 2,1m/s de vent favorable (limite autorisée 2m/s). Cela étant &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Heike Drechler, Allemande venue de l’ex-RDA, est à coup sûr la plus grande sauteuse en longueur de tous les temps. Elle a été 2 fois championne olympique en 1992 et 2000, 2 fois championne du monde en 1983 et 1993, et 4 fois championne d’Europe entre 1986 et 1998. Mieux encore peut-être, elle a réussi près de 400 sauts au-delà de 7 m. Ebourrifant&amp;nbsp;! Rappelons que le record de France est la propriété d’Eunice Barber avec un bond de 7,05 m réussi en 2003 à Monaco, l’année où elle a conquis le titre mondial à Paris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Chez les hommes le plus beau concours restera à jamais celui de la finale des championnats du monde le 30 août 1991 avec le fantastique duel entre Carl Lewis, quatre fois champion olympique (entre 1984 et 1996) et 2 fois champion du monde, et Mike Powell&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; qui sera deux fois champion du monde en 1991 et 1993 et deux fois médaille d’argent aux Jeux&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Olympiques en 1988 et 1992. Un vrai duel au sommet qui avait déjà commencé lors des sélections américaines de 1991 où Lewis avait battu Powell de 1 cm (8,64m contre 8,63).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Au premier essai Lewis réussit 8,68m alors que Powell rate sa tentative avec un misérable saut (pour lui) de 7,85m. Il améliore au second saut pour atterrir &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à 8,53m. Au 3è essai, Lewis réussit 8,83m avec un vent légèrement favorable.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Tout le monde pense que le concours est fini. On se trompe au 4è essai Lewis rajoute encore quelques centimètres avec 8,91m, profitant au maximum d’un vent favorable de 2,9m/s. Cela dit Powell ne se décourage pas, et au 5è saut il réussit 8,95m pratiquement sans vent (+0,3m/s), record du monde battu. Que va faire Lewis&amp;nbsp;? Va-t-il s’incliner après une telle performance de son adversaire&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Ce n’est pas son genre, donc il va se battre et faire très peur à Powell. Au&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; 5è saut King Carl Lewis réussit 8,87 m et 8,84 m au 6è essai, avec l’aide d’un vent assez favorable (+1,7m/s).&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Powell est champion du monde, mais le concours de Lewis a été fabuleux car il a enchaîné 5 sauts mesurés dont la moyenne est de 8,826m. En revanche le meilleur saut de Powell en dehors de ses 8,95 m est de 8,54 m au 2è essai. Il n’empêche, Powell avait gagné et du coup Carl Lewis n’a jamais été recordman du monde du saut en longueur. Ce n’est pas grave, il l’a été sur 100m et il est considéré comme l’athlète du 20è siècle.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela étant pour revenir au saut en longueur, quelque chose me dit qu’entre Saladino et Phillips, le record du monde pourrait&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; passer &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;très vite au-delà de la ligne des 9 m. Pourquoi pas en finale des prochains championnats du monde fin août à Berlin&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Les grands milers (3è partie)</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/04/27/les-grands-milers-3e-partie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 16:28:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/02/00/253675215.jpg&quot; alt=&quot;iharos.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1722037&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/01/01/1807397030.jpg&quot; alt=&quot;el guerrouj.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1722038&quot; /&gt;Aujourd’hui nous allons parler des coureurs de 1500-5000m et des purs spécialistes du 1500m, pour la 3è partie de ce rapide panorama des plus grands milers depuis le milieu des années 50. Cela étant on va remonter un peu en arrière en se rappelant que Paavo Nurmi (4mn10s4 au mile en 1923), le Finlandais, a réalisé le premier doublé 1500-5000m aux Jeux Olympiques de Paris en 1924. Il avait même été champion olympique du 10.000m en 1920 à Anvers. D’une certaine manière il avait fait l’inverse de ce que feront les coureurs de l’ère moderne qui montent sur 5000m après avoir brillé sur 1500m. Dans les années 1942-1945, un coureur extrêmement célèbre à l’époque, le Suédois Haegg, va être à la fois recordman du monde du 1500m (3mn43s en 1944), du mile (4mn1s4 en 1945), du 2000m, du 3000m, mais aussi du 3 miles et du 5000m, distance sur laquelle il sera le premier à franchir la barrière des 14 mn (13mn 58s2).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Comme évidemment je n’ai pas connu cette époque (je n’étais pas né), je vais me projeter immédiatement sur le milieu des années 50, dont m’a souvent parlé un homme qui jouait les entraîneurs en athlétisme, et qui m’a donné le goût pour ce sport. Et je ne sais pas pourquoi mais il était fasciné par les sportifs…hongrois. Il m’avait avoué avoir pleuré à chaudes larmes quand l’Allemagne, en 1954, avait battu en finale de la Coupe du Monde de football la grande équipe de Hongrie. Il avait aussi été très malheureux qu’après la révolte de Budapest en 1956, réprimée par les chars soviétiques, la plupart des grands sportifs hongrois aient préféré quitter leur pays, comme les footballeurs (Puskas, Kocsis, Czibor) ou Sandor Iharos qui était un extraordinaire coureur qui en 1955 (à 25 ans) a battu les records du monde du 1500m (3mn40s8), du 3000m (7mn55s6), du 2 miles (8mn33s4), et du 5000m à deux reprises, record qu’il portera à 13mn40s6. Hélas, il s’expatriera en 1956 et renoncera à la compétition, se privant d’un ou plusieurs titres olympiques aux Jeux Olympiques de Melbourne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le successeur de Sandor Iharos sera Michel Jazy, le Français. Celui-ci à une époque où le sport français n’enregistrait pas beaucoup de triomphes, allait devenir une idole dans notre pays, arrivant même à faire bousculer les programmes de la télévision pour suivre ses tentatives de record du monde, ou pour les compétitions auxquelles il participait face aux plus grands champions de son époque. Je consacrerai un jour un chapitre entier à Michel Jazy qui fut médaille d’argent du 1500m à Rome en 1960, champion et recordman d’Europe du 1500m, recordman du monde du mile en 1965, du 2000m, du 3000m et du 2 miles, mais aussi champion et recordman d’Europe du 5000m. Il ne lui aura manqué que le record du monde du 1500m qu’il aurait dû battre, dans la mesure où le record du monde du mile (3mn53s6)&amp;nbsp;qu’il a battu en 1965 était d’un niveau équivalent à celui du 1500m d’Elliott. Hélas pour lui, il choisira ensuite le 5000m en vue des Jeux de Tokyo, plutôt que le 1500m qu’il aurait remporté à coup sûr.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Cela dit je me demande si le plus grand exploit de Jazy n’a pas été de battre tous les meilleurs sur 5000m en juin 1965 à Helsinki, avec un record d’Europe à la clé 13mn27s6). Son second dans cette course s’appelait Kip Keino, qui est le précurseur des grands athlètes des hauts-plateaux (Kenya, Ehiopie, Erythrée) qui vont écumer jusqu’à ce jour la plupart des courses du 5000m au marathon. Keino était à la fois rapide, moins toutefois qu’un Jazy ou qu’un Ryun,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; mais surtout extraordinairement résistant. Il détiendra les records du monde du 3000m (7mn39s6)&amp;nbsp;et du 5000m (13mn24s2), et sera champion olympique du 1500m en 1968 au dépens de Jim Ryun (merci l’altitude de Mexico&amp;nbsp;!) et du 3000m steeple en 1972. Bref Keino a été un remarquable coureur de 1500-5000m, plus naturellement &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;porté sur le 5000 contrairement à Jazy qui &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;était avant tout un miler capable de briller sur 5000m&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Finalement le coureur qui ressemblera le plus à Jazy sera Saïd Aouita, le Marocain…qui voulait régner sur le demi-fond du 800m au 10.000m. Rien que ça&amp;nbsp;! Et pourtant même s’il était un peu prétentieux, il ne sera pas très loin de son objectif. A la fois très rapide et résistant, il sera champion olympique du 5000m en 1984, et médaille de bronze sur 800m en 1988. Mais il sera aussi recordman du monde du 1500m (3mn29s46)&amp;nbsp;en 1985 après avoir été médaillé de bronze sur la distance aux championnats du monde de 1983, rivalisant sur cette distance avec Steve Cram, et le premier athlète à moins de 13 mn sur 5000m en 1987. Sur cette distance il sera invaincu pendant 10 ans entre 1979 et 1989. Il battra aussi en 1985 les records du monde du 2000m et du 3000m. Cela dit, les spécialistes regretteront tous qu’il n’ait pas choisi de se spécialiser sur le 1500m et le 5000m au lieu de se disperser comme il l’a fait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le dernier monstre sacré du 1500-5000m sera Hicham El Guerrouj. Certains disent de lui qu’il fut le plus grand coureur de demi-fond avec Nurmi. Je ne sais pas tellement il est difficile de faire des comparaisons entre les meilleurs de chaque époque, mais ce fut d’abord un extraordinaire miler avec ses records du monde du 1500m (3mn26s), du mile (3mn43s13)&amp;nbsp;et du 2000m (4mn44s79)en 1998 et 1999, ses 4 titres de champion du monde sur 1500m (1997 à 2003), et son titre olympique en 2004 à Athènes où il fera le doublé avec le 5000m…comme Nurmi 80 ans plus tôt. Dans toute sa carrière ce merveilleux miler, qui faisait irrésistiblement penser à Jim Ryun pour son élégance sur la piste, n’aura connu que deux vrais échecs sur sa distance fétiche du 1500m, sa chute aux J.O. d’Atlanta qui l’empêcha de défendre ses chances contre Morceli qu’il aurait sans doute battu dans le dernier tour, et sa défaite en finale des J.O. 2000, contre Noah N’Gueny, le recordman du monde du kilomètre, au finish impressionnant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Enfin il y a deux coureurs qu’on ne peut pas oublier dans cette galerie prestigieuse des milers, à savoir Filbert Bayi, le Tanzanien et Nouredine Morceli, l’Algérien. Filbert Bayi est surtout considéré comme un pur spécialiste du 1500, mais il faut préciser qu’il n’était pas que cela car à la fin de sa carrière il s’était orienté vers le 3000m steeple dont il remporta la médaille d’argent aux J.O. de 1980. Cela dit, entre 1974 et 1976, il a été avec sa foulée légère et sa science innée du train le roi des milers de son époque. Il battit notamment le record du monde de Jim Ryun sur 1500m avec un temps de 3mn32s2, en 1974 aux Jeux du Commonwealth, après avoir mené la course de bout en bout laissant derrière lui Walker, le futur champion olympique à Montréal. Il battra l’année suivante le second record de Ryun, celui du mile en 3mn51s. Hélas pour lui, le boycott africain le priva des J.O. de Montréal…et sans doute d’une médaille d’or.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Nouredine Morceli, champion d’une grande discrétion hors des pistes, fut lui aussi un très grand miler. Certes il n’avait pas la grâce d’Hicham El Guerrouj, son successeur, mais il était terriblement efficace sur la piste. Dans sa meilleure période il était quasiment imbattable car il était à la fois impossible de le lâcher au train et son dernier tour était toujours très rapide. Son palmarès est tout simplement somptueux avec un titre olympique en 1996, 3 titres de champion du monde consécutifs (1991-1993-1995), auxquels s’ajoutent ses records du monde du 1500m en 1992 et 1995 (3mn27s37), du mile (3mn44s39), en 1993, du 2000m en 1995 et du 3000m en 1994. En outre, de 1993 et 1996 il accumulera 45 victoires successives, jusqu’à sa défaite en finale du Grand Prix face à El Guerrouj.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Pour terminer cette épopée dans le temps je voudrais aussi préciser que les Français ont parfois été présents dans les luttes au sommet qui ont fait la légende du 1500m et du mile. Outre Michel Jazy, je vais en citer quelques uns, Jules Ladoumègue dans les années 30, qui fut recordman du monde du 1500m (3mn49s2) et du mile (4mn9s2), puis dans les années 50 et 60 Michel Bernard, grand adversaire national de Jazy, à qui Elliott doit son record du monde en finale olympique à Rome. Bernard avait une extraordinaire bravoure. Ensuite Jean Wadoux qui battra le record d’Europe du 1500m en 1970 en 3mn 34s, à 9/10 seulement de Jim Ryun.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il ne lui manquait qu’une qualité, un finish à la hauteur de sa facilité au train, ce qui lui commandera de monter sur 5000m où il pensait, sans doute à tort, qu’il avait plus de chances que sur 1500m.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Ensuite la France subira une longue traversée du désert jusqu’à l’avènement de Medhi Baala, qui est notre meilleur représentant aujourd’hui, mais qui aurait dû faire encore mieux que 2 titres européens consécutifs sur 1500m en 2002 et 2006 et une médaille d’argent aux championnats du monde en 2003. Il aurait dû combler le vide laissé par la retraite d’El Guerrouj. Il est bon au train, il est rapide comme en témoigne ses records sur 800m (1mn43s15) et 1000m (2mn13s96), donc a priori il a tout pour briller sur 1500m où son record est de 3mn28s98 à 3 centièmes du record d’Europe. Peut-être cette année aux championnats du monde. Et s’il remportait enfin une médaille d’or&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Les grands milers (2è partie)</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/04/25/les-milers-suite.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 13:16:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/02/01/1980666580.jpg&quot; alt=&quot;ryun.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1718091&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/01/00/1256341416.jpg&quot; alt=&quot;coe et ovett.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1718092&quot; /&gt;Dans la suite de ce que j’écrivais sur «&amp;nbsp;les milers&amp;nbsp;» je vais continuer le tour d’horizon des grands champions qui ont donné ses lettres de noblesse à la distance, en rappelant que nous en étions aux coureurs de 800-1500m. En disant cela je parle bien entendu de coureurs qui ont figuré parmi les tous meilleurs sur les deux distances. Après l’Australien Herb Elliott et le Néo-Zélandais Peter Snell, il y a un coureur qui n’a jamais été champion olympique certes, mais qui reste un des plus grands de l’histoire du demi-fond, à savoir Jim Ryun, que certains ont appelé «&amp;nbsp;l’archange du demi-fond américain&amp;nbsp;» tellement il était &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;magnifique à voir courir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Son histoire a commencé par le 800m, même s’il n’en a pas couru beaucoup. En tout cas il a accompli sur la distance un exploit fabuleux alors qu’il n’avait pas 20 ans (en 1966). Il a en effet réalisé le même temps que le record du monde détenu par Snell…mais sur 880 yards (1mn44s9). Peu après il va réaliser 3mn53s7 sur le mile tout près du record du monde de Michel Jazy (3mn53s6). L’athlétisme et le demi-fond venait de se trouver un maître qui va accumuler les exploits jusqu’en 1968, où il sera battu en finale olympique… par l’altitude, et donc par un homme des Hauts-Plateaux du Kenya, Kep Keino, dont on reparlera plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Auparavant Ryun avait&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; effacé en 1966 le record du monde du mile détenu par Jazy (3mn51s3 contre 3mn53s6 pour le Français), puis en 1967 le record du 1500m d’Herb Elliott de 2 secondes et demie (3mn33s1 contre 3mn35s6), dans une course qu’il terminera loin devant Keino. Ryun était un coureur vraiment extraordinaire capable de boucler un dernier tour en moins de 50 secondes, comme lors du 1500m du match Etats-Unis – RFA de 1967 où il avait atomisé Bodo Tummler, pourtant excellent finisseur comme il l’avait prouvé l’année précédente en battant Jazy en finale du 1500m des championnats d’Europe. Jim Ryun stoppera sa carrière en 1972 aux J&amp;nbsp;.O. de Munich, en série du 1500m, où il sera victime d’une chute due à une bousculade. Comme quoi, on peut être un super grand et n’avoir jamais été champion olympique, chance que d’autres moins doués ont eu comme Barthel (1952), Delany (1956), Vasala (1972) ou&amp;nbsp;Cacho (1992).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Son successeur dans le même registre, mais avec moins de classe, s’appelle John Walker, lui aussi Néo-Zélandais. Excellent coureur de 800m (1mn 45s3 en 1973), Walker va très vite se révéler un grand miler. Il battra le record du monde du mile en 1975,&amp;nbsp;devenant le premier coureur à passer sous les 3m50s avec un temps de 3mn49s4, soit 10 secondes de moins que Bannister, le premier à avoir franchi la barrière ultra mythique des 4 mn. Il sera champion olympique en 1976, avec toutefois la chance de n’avoir pas eu à affronter son grand rival de l’époque, Bayi, qui avait été victime du boycott de son pays, la Tanzanie. Nous reparlerons de Bayi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Et nous en arrivons à la période anglaise avec 3 supers cracks qui vont faire de la Grande-Bretagne, pendant quelques années (décennies 70 et 80), le pays roi du demi-fond. Ces 3 grands champions mériteraient un chapitre à eux seuls, notamment les deux meilleurs ennemis que furent Coe, le lord galopant qui se signalera en outre par sa&amp;nbsp;perpétuelle lutte contre le dopage, et Ovett, le cabochard au visage bosselé.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Difficile pour eux de dire quelle était leur meilleure distance, car si Coe détint très longtemps le record du monde du 800m (1mn41s73) et du kilomètre (2mn12s18), il fut 2 fois consécutivement champion olympique du 1500m (1980 et 1984), exploit unique dans les annales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;En revanche Ovett, sans doute plus naturellement coureur de 1500m, fut certes recordman du monde du 1500m (à 3 reprises en 1980 et 1983) et du mile (deux fois en 1980 et 1981), comme Coe (en 1979 sur 1500m, et sur le mile en 1979 et 1981), mais sera champion olympique du 800m en 1980, battant à la surprise générale… Sebastian Coe, qui se vengera sur 1500m avec un dernier 200m en 24s7. Amusant de voir que ni l’un, ni l’autre, n’ont été champion olympique sur leur meilleure distance, mais cela démontre aussi l’intensité de leur duel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Cette domination totale de Coe et Ovett sur le demi-fond va durer jusqu’en 1984, mais dès 1982 on va voir l’avènement d’un autre super crack, Steve Cram, qui va être le premier en 1985 à descendre sous les 3mn30 au 1500m, juste devant Aouita dont nous reparlerons. Cram battra également le record du monde du mile (3mn46s32 en 1985), mais aussi la même année celui du 2000m (4mn51s39). Il ne sera jamais champion olympique, battu par Coe en 1984 sur 1500m, mais il sera champion du monde en 1983, et aussi champion d’Europe en 1986 avec en plus une médaille d’argent sur 800m, à nouveau battu par Coe qui décidément aura été sa bête noire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Enfin pour terminer cette épopée des coureurs de 800-1500m il ne faut pas oublier Rachid Ramzi, athlète marocain naturalisé Barheïnien, qui est actuellement le meilleur miler en activité. Ramzi a fait en 2005 le doublé 800-1500m aux championnats du monde, renouvelant l’exploit de Snell en 1964 dans une compétition planétaire. Il sera également champion olympique du 1500m en 2008 à Pékin. Cela dit il lui manque quand même pour rejoindre ses glorieux ainés un record du monde. Apparement Rachid Ramzi est plus un homme de championnats qu’un homme de records. En tout cas c’est le meilleur depuis la retraite d’El Guerrouj.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Et puis il faut être honnête, les records du monde du 800m jusqu’au&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; 2000m sont vraiment très haut perchés, car ils sont la propriété de Kipketer sur 800m (1mn41s11) depuis 1997, de N’Geny (champion olympique du 1500m en 2000) sur le kilomètre (2mn11s96) depuis 1999, et surtout d’Hicham El Guerrouj sur 1500m depuis 1998, sur le mile &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et sur 2000m depuis 1999. El Guerrouj fera partie de la troisième partie de cette brève histoire des milers, où nous parlerons des coureurs de 1500-5000 et des purs spécialistes du 1500m. Nous évoquerons aussi quelques athlètes français qui, outre Jazy, ont porté haut les couleurs du demi-fond français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Les grands milers</title>
<link>http://mesca-sport.hautetfort.com/archive/2009/04/23/les-grands-milers.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (M.ESCA-SPORT)</author>
<category>athlétisme</category>
<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 12:14:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/00/00/327710614.jpg&quot; alt=&quot;elliott.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1714447&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mesca-sport.hautetfort.com/media/02/00/377981714.jpg&quot; alt=&quot;snell.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1714448&quot; /&gt;Ceux qui aiment l’athlétisme, j’en fais partie, ont bien de la chance car dans une réunion d’athlétisme il y en a pour tous les goûts. C’est d’autant plus vrai que nombre d’entre nous ont participé à des épreuves scolaires de ce sport,&amp;nbsp;le plus naturel de tous même s’il y a beaucoup plus de technique que les purs profanes ne l’imaginent. En tout cas la variété est de mise en athlétisme plus que dans tout autre sport puisqu’il y a les courses, les lancers, les sauts, et même avec le décathlon ou l’heptathlon un ensemble de tout cela. Bref le spectacle est partout dans un meeting, avec un avantage pour ceux qui se contentent de regarder la télévision, quand on daigne faire une retransmission, parce qu'ils voient tout de près, ce qui n’est pas le cas pour le spectateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Malgré tout pour l’ambiance, pour le plaisir de côtoyer des amateurs éclairés, il est bien d’assister chaque fois qu’on le peut à une réunion réunissant quelques uns des meilleurs athlètes nationaux ou internationaux, en regrettant encore une fois que le prix des places soit aussi élevé. Pour ma part ma préférence va au sprint, ce qui était déjà le cas quand je pratiquais en scolaire, et au demi-fond. Pourquoi le demi-fond plus que les sauts ou les lancers, en précisant que j’aime bien aussi les concours&amp;nbsp;? Peut-être parce que quand j’ai commencé à m’intéresser au sport (fin des années 50), c’était le domaine où les Français étaient les plus brillants ou plutôt devrais-je dire les moins mauvais. Si j’affirme cela&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; c’est parce que la première compétition à laquelle je me suis vraiment intéressée,&amp;nbsp;les championnats d’Europe 1958 qui avaient lieu à Stockholm, nous n’avions obtenu qu’une médaille de bronze avec Delecour sur 200m en 21s 3. C'était l'horreur!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Cela dit Delecour, Abdou Seye, nos deux sprinters, et déjà Michel Jazy sur 1500 m, faisaient partie de l’élite europénne et internationale, et ce sera &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le début d’une belle époque pour l’athlétisme français (époque Robert Bobin). Cela veut dire que si j’ai aimé le demi-fond, c’est en grande partie grâce à Michel Jazy, le meilleur miler que la France ait eu. De fait je me suis toujours intéressé ensuite plus particulièrement&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à cette épreuve, au moins autant qu’aux épreuves de sprint. Et sur ce plan les Français que nous sommes ont été gâtés avec des champions comme Jazy, bien sûr, mais aussi Bernard, Wadoux, Boxberger, Marajo, et depuis 2000 Mehdi Baala.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Le 1500m est une épreuve spéciale parce que les grands champions de la distance avaient une épreuve&amp;nbsp;de référence typiquement britannique, le mile (1609m), d’où le nom de «&amp;nbsp;miler&amp;nbsp;» donné aux coureurs de 1500m. Aujourd’hui on ne court presque plus le mile, dont le record du monde est détenu par Hicham El Guerrouj depuis 1999 en 3mn43s13, mais cette distance est mythique au point que tous les amateurs d’athlétisme connaissent Roger Bannister,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; qui fut le premier athlète à courir le mile en moins de 4 mn. Il n’est d’ailleurs connu que pour cet exploit, même s’il fut aussi cette année là champion d’Europe du 1500m.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Les coureurs de 1500m peuvent être classés en plusieurs catégories. Les coureurs de 800-1500m, les coureurs de 1500-5000m, et ceux capables de courir avec bonheur du 800m au 5000m, dont Jazy fut le précurseur. Il faut dire que c’est dans la première catégorie que l’on trouve le plus grand nombre de super champions. Le plus impressionnant fut l’Australien Herb Elliott, entraîné par un véritable gourou (Percy Cerruti) adepte de l’entraînement naturel au bord de la mer, qui a marqué tous les esprits aux J.O. de Rome en 1960 en remportant &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le titre olympique avec près de 3 secondes d’avance sur son second…Michel Jazy.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Elliott en profita pour pulvériser le record du monde 3mn 35s 6, grâce il faut bien le dire à Michel Bernard le Français qui imprima un train d’enfer jusqu’au kilomètre.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Autre élément extraordinaire à porter au crédit d’Elliott, il se retira invaincu sur la distance 1500m-mile, après 43 courses. Mais Elliott était aussi un remarquable coureur de 800m, puisqu’il sera le numéro un de l’année sur la distance en 1958, en remportant notamment cette année-là les Jeux du Commonwealth. Une fois retiré, Elliott trouvera très rapidement un remplaçant lui aussi venu des antipodes, Peter Snell.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Lui était d’abord un coureur de 800m, puisqu’il fut champion olympique du 800m à 22 ans à Rome en 1960, en disposant du recordman du monde le Belge Roger Moens qu’il crucifia dans la ligne droite. Il sera de nouveau champion olympique sur la distance en 1964, à Tokyo, mais en faisant le doublé 800-1500m, qu’il n’aurait pas fait selon ses dires si Jazy avait choisi le 1500m au lieu du 5000m...parce qu'il ne se serait pas engagé sur le 1500m.&amp;nbsp;Il n’empêche, même s’il n’a jamais atteint sur le 1500m ou le mile ses sommets du 800m, c’était quand même un grand miler puisqu’il a battu à 2 reprises le record du monde du mile d’Elliott (3mn 54s 5) en 3mn 54 s 4 et en 3mn 54 s 1, mais ses records &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;du mile se situaient à un niveau nettement inférieur à celui du 1500m établi 4 ans plus tôt à Rome par Elliott. Snell arrêtera sa carrière en 1965, laissant l’empreinte d’un immense champion, mais il n’était pas un miler du calibre d’Elliott, ni de celui de Jazy, Ryun, Coe ,Ovett, Cram, Aouita, Morcelli ou El Guerrouj, dont je parlerai dans mon prochain article.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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